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SCIENCES ET TECHNIQUES
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Sommaire année 2006

5 juillet 2006
L'avenir de la vie sur la Terre: une conférence d'Hubert Reeves dans le cadre des Entretiens de Saint Césaire du 4 juillet 2006.

18 octobre 2006
Conseils pour débutants en informatique: quelques données de base pour aider les "nouveaux informaticiens" qui utilisent un ordinateur PC.

21 octobre 2006
Du bug au bogue: des problèmes de logiciel à la loi de Murphy.


Sommaire année 2005

10 Octobre 2005.
Nouvelle approche thérapeutique du cancer: le témoignage de Monsieur Henri BOITEUX (ancien administrateur de l'Institut
de Recherches Scientifiques sur le Cancer).


Sommaire année 2004

25 janvier 2004.
Nos aïeules, les écaillères: les souvenirs de la descendante d'une vieille famille d'ostréiculteurs.

Août 2004.
Souvenirs d'un stage de conduite automobile: approche technique pouvant être utile à la conduite automobile de tous les jours.

Septembre 2004.
A propos de nuoc mam: où il est question d'une ancienne célébrité trembladaise.


Sommaire année 2003

26 novembre 2003.
A la recherche d'un inventeur et INNOVATION: un voilier anti-gîte: après la recherche, la découverte du voilier
sans quille ni dérive qui ne gîte pas!

27 novembre 2003.
Mémoire ostréicole: l'écriture de "l'histoire de l'ostréiculture traditionnelle" (publiée en page 7) est la conséquence
de la réflexion initiée par cet article.

28 novembre 2003.
Huîtres de Louisiane et Commentaires: une technique américaine de conservation des huîtres et les souvenirs de voyage de M.Bove.


A LA RECHERCHE D'UN INVENTEUR

26 Novembre 2003 - Il y a quelques années, j'ai rencontré dans une exposition un inventeur qui présentait une maquette de bateau à voiles possédant un système de contrepoids à déplacement automatique permettant de supprimer la quille. J'ai cru comprendre qu'il en était l'inventeur. D'après mes souvenirs, assez vagues, il habitait dans la région, peut-être Arvert ou Etaules. J'aimerais contacter cette personne pour lui proposer de faire paraître, s'il le souhaite, un article dans cette page. S'il se reconnaît et s'il est intéressé ou si quelqu'un le connaît, merci de me le faire savoir.

Alain Rouyé

23 Mai 2005 - Un lecteur, ayant pris connaissance de la rubrique ci-dessus, m'a communiqué les coordonnées de M. Claude BOUTRIT, l'inventeur que je souhaitais contacter pour lui proposer de publier sur le site un exposé de son travail. C'est chose faite, dans l'article que vous découvrirez ci-dessous.

INNOVATION : VOILIER ANTI-GITE

J'ai lu dans le Cours des Glénans, édition 2002 : "On peut affirmer que l'expérience ne vient pas toujours avec le nombre des années et que pour innover , il faut un esprit libre qui ne soit pas entravé par des modèles ".

J'ai toujours été choqué de voir des monocoques gîter jusqu'à presque se coucher et perdre ainsi de la vitesse en attendant de se redresser . Comment donc empêcher la gîte ? Il s'agit de concevoir un voilier dont l'originalité est d'être stabilisé par un contrepoids non immergé, situé par exemple à l'intérieur de la coque et dont le déplacement équilibre la force du vent . Le système doit être automatique et complètement indépendant de la commande des voiles et du gouvernail.

J' ai ensuite voulu prouver que cela était possible. Pour ce faire, j'ai réalisé une maquette radiocommandée d'une longueur d'un mètre et de 0,40m de large.
L'originalité du système est que le mât, sous l'action d'un vent latéral, peut s'incliner légèrement par rapport à la coque. Le pataras et l' étai rendent impossible l' inclinaison du mât vers l'avant ou vers l'arrière du voilier. Le contrepoids agit directement sur le mât et non sur la coque. C'est ce léger basculement du mât par rapport à la coque qui commande automatiquement le déplacement du lest au vent jusqu'à ce que le contrepoids équilibre la composante latérale de la force du vent et annule le basculement du mât.

Les avantages de ce système sont :

- Une raideur à la toile optimale quelque soit la direction du vent .
- Pas d' ogive de plomb à l' extrémité de la quille qui augmente la traînée.
- Une dérive fine à traînée réduite . La position verticale de la dérive lui donne en outre une efficacité maximum.
- Une traînée de coque indépendante de la direction du vent.
- Ce système peut s'adapter facilement aux catamarans réputés pour leur instabilité.

Les inconvénients :

- Le déplacement du lest à l’ intérieur de la coque mobilise un volume important et est générateur de bruit.
- Une source d’ énergie supplémentaire est nécessaire pour le déplacement du lest.
- En cas de retournement le voilier ne peut pas se redresser.
- En cas de changement imprévu de la direction du vent il faut éviter d’empanner ; en effet, si le lest se retrouve sous le vent avant d'avoir eu le temps de se déplacer et si les voiles sont bordées, le voilier est en danger de se coucher.

Pour conclure :

Sur la photo prise en avril 2005 au lac de Saint Palais on peut se rendre compte que la coque ne gîte pas et que le mât reste vertical. Le sillage qui apparaît derrière la coque montre que le bateau avance bien et la position des voiles prouve que le vent ne vient pas de l' arrière. Dans ces conditions tous les voiliers monocoques gîtent.
De l' idée initiale à la réalisation en passant par la conception, les plans, la construction, les essais et les mises au point successives, il se sera écoulé quatre années.
Actuellement la maquette est finie et fonctionne. Cette maquette a été exposée lors de manifestations du Club de modélisme de Saint Palais sur mer.

Il reste à réaliser un bateau en vrai grandeur et faire des essais en mer avec un skipper.

Claude BOUTRIT
Universitaire retraité




MEMOIRE OSTREICOLE

27 Novembre 2003 - J'ai le sentiment que les ostréiculteurs de ma génération, tout au moins ceux qui n'ont pas eu de successeur, n'ont pas pu transmettre leur savoir et que celui-ci va se perdre. Bien sûr, une partie de ces connaissances est obsolète car les techniques ont changé. Mais il serait certainement intéressant d'archiver, ne serait-ce que pour les historiens futurs, toutes les finesses d'un métier qui reposait à la fois sur une longue expérience transmise de génération en génération , un immense sens de l'observation et une grande adaptabilité aux caprices de la nature. Je ne suis pas certain que l'enseignement dispensé par le collège de Bourcefranc, sans aucun doute beaucoup plus scientifique que les savoirs anciens, fasse une place à ces connaissances empiriques qui ont fondé l'ostréiculture traditionnelle.

Le musée de La Tremblade dresse un tableau très intéressant de l'ostréiculture et l'on doit remercier ses promoteurs. Il y a sur le sujet nombre de livres écrits par les historiens locaux. Mais ce dont je parle (et dont j'aimerais qu'il reste une trace) est différent et pas très facile à expliquer: c'est l'ensemble des tours de mains, des remarques faites au fil du temps par des professionnels très attentifs à tout un ensemble de nuances et de subtilités, c'est tout le patrimoine constitué par la mémoire ancestrale de l'ostréiculture, avec ses traditions, son langage, ses dictons, ses "recettes". C'est tout cela qui va être anéanti par la modernité avec la mécanisation, le remplacement des claires par des plans d'eau, l'abandon, dejà ancien, de la culture de la plate "à la pousse", les huîtres affinées en poches remplaçant la mise en claire "à plat", les huîtres naissant en "écloseries" etc...Cette évolution est normale et vitale pour l'ostréiculture moderne et elle va se poursuivre.
Je pense que les nouvelles générations d'ostréiculteurs n'ont guère le temps de s'intéresser aux racines historiques de leur métier, à ce qu'étaient "rouler les huîtres à la brouette", "éparer à la commode" ou "éparer à la pinasse", "essarter les abotaux", "raper, rouabler, lever la motte puis douer une claire", "refaire une dérase" (avec des techniques différentes entre le "haut de Seudre" et la région de La Tremblade), "boucher les chancrières" "faire parer une claire", "faire la tournée des claires", "piquer une claire" que sais-je encore...
Je regrette de n'avoir pas filmé la confection des bourriches d'huîtres par le vannier de la rue de la Seudre. J'avais pourtant son accord mais j'ai trop tardé et je crois qu'il a pris sa retraite. C'était fascinant de voir le panier puis le couvercle se créer sous nos yeux, à partir de quelques tiges d'osier et avec une facilité apparente qui masquait une grande habileté et un "tour de main" impressionnant. J'espère que le musée possède un document sur cette activité traditionnelle en train de disparaître.

Si quelques "anciens" voulaient égréner leurs souvenirs, ces pages les accueilleraient volontiers. Je suis sûr que, plus tard , leurs descendants leur en seront reconnaissants, lorsque, avec l'âge, la nostalgie viendra.

Alain Rouyé

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HUITRES DE LOUISIANE

28 Novembre 2003: Je viens de voir, dans l'émission de France 3 "Thalassa" sur la Louisiane, un reportage sur un ostréiculteur américain qui expédie des huîtres pré-ouvertes et fermées ensuite par un ruban de scotch. Ce système très astucieux permet de ne pas emballer les huîtres à plat (faisant ainsi gagner un temps considérable) puisque celles-ci ne peuvent pas s'ouvrir. Une fois le panier rempli, les huîtres sont recouvertes, comme le serait du poisson, par un lit de glace pilée. En maintenant la chaîne du froid jusqu'à la vente, la conservation est assurée. Malheureusement, je n'ai pas vu comment les huîtres étaient ouvertes puis refermées par le ruban de scotch et je ne sais pas si cette opération a pu être automatisée. Si c'était le cas, le problème de l'emballage des huîtres pour les Fêtes de fin d'année pourrait être, par cette technique, en partie résolu, avec, en prime, l'élimination de l'ouverture de ces mollusques, ressentie comme une corvée par de nombreux consommateurs.

Alain Rouyé


9 Décembre2003 - J'ai reçu avec grand plaisir un très intéressant commentaire de M. Michel Bove que je reproduis ci-dessous.

J’ai lu avec intérêt le papier sur les huîtres de Louisiane. Le système est astucieux. Est-ce que les huîtres sont bien refermées et peuvent par conséquent supporter le transport, sous chaîne froid ? Verrons nous bientôt, dans les rayons de nos supermarchés des bourriches d’huîtres avec l’étiquette « Bassin de Bayou Bœuf – Louisiana- USA » J’espère que non, ce ne serait pas un cadeau gastronomique.
Pendant une époque, mon métier me faisait aller plusieurs fois par an en Louisiane et au Texas, nous avons ensuite habité à Houston (Texas) et nous avons souvent mangé les huîtres des bayous. Elles sont très grasses et très fades, je pense trop d’eau douce dans ces bayous, même au bord du golfe. D’autant que la réglementation américaine, à l’époque, obligeait les restaurants à laver les huîtres à l’eau du robinet pour éliminer les « germes » des eaux douteuses de ces bayous. Les huîtres n’avaient plus aucun goût. D’ailleurs les menus présentaient surtout des plats d’huîtres cuites, parfois avec des recettes surprenantes, par exemple noyées de « Cedar Cheese » fondu, une espèce de crème cuite à la Hollandaise, d’un goût et d’un aspect surprenants.
Nous avions , par contre, trouvé une présentation excellente, à (je crois) « la Rockfeller », les huîtres ouvertes au four (« comme chez nous »  ) avec des épinards et quelques ingrédients relevés.
Au Japon, nous avons vu, toujours dans des supermarchés, des huîtres sorties de leurs coquilles et emballées, en général une douzaine, dans de l’eau de mer dans des poches plastiques étanches. C’est un conditionnement qui, pour nous, ne peut guère correspondre à notre goût pour les huîtres fraîches, dans la coquille. Et les huîtres en boîtes, fumées ou à la sauce tomate….etc
En revanche, le système américain, des huîtres ouvertes puis refermées est un argument commercial à mon avis très important car beaucoup de personnes soit ont « la flemme » de les ouvrir, mais surtout ne savent pas, ou ont peur de se blesser, donc reculent devant cette opération et ……….finalement n’achètent pas d’huîtres.
Beaucoup d’essais avaient été faits chez nous pour tourner le problème, des couteaux sophistiqués, un fil que l’on plaçait dans l’huître ouverte dans de l’eau supplémentée en chlorure de magnésium (si j’ai été bien informé), mais il y avait beaucoup de « crève ». C’est sûrement une affaire à suivre par nos ostréiculteurs  

Michel Bove

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25 Janvier 2004. C'est avec le plus grand plaisir que je retransmets ci-dessous le passionnant article de mon amie Nadine David-Septier.

AR.


NOS AÏEULES, LES ECAILLERES

Si l’huître figure au menu sur les tables de fête de l’hexagone, c’est en grande partie à nos aïeules que nous le devons. Elles ont contribué à la diffusion de ce noble produit dans toutes les grandes et moyennes villes de France.

Blanche de la Chapeleine, dont un arrière grand-père installa des claires sur la rive gauche de la Seudre vers 1580, en fut l’instigatrice et la pionnière. Selon la tradition, voulant étendre son commerce d’huîtres, elle commença, vers 1730, à envoyer des écaillères, en costume local, vendre et ouvrir des huîtres à la porte des hôtelleries dans les villes proches de la région.

Ainsi au XVIII ème siècle et au début du XIX ème siècle, les femmes et les filles d’ostréiculteurs vêtues de longues jupes noires ou brunes recouvertes d’un tablier, d’un châle, d’une grande cape et la tête enserrée d’une coiffe saintongeaise, quittaient leur domicile, leur famille et leur village pendant environ six mois, de septembre au printemps. Installant leur étal sur les marchés ou à la porte des hôtelleries, elles présentaient leurs coquillages dans des mannequins ronds en osier et dans des petits paniers ovales également en osier. Sollicitant le chaland, elles faisaient une grande publicité à l’huître plate de Marennes, la seule à posséder cette belle couleur verte.

A la fin du XVIII ème siècle et dans la première moitié du XIX ème siècle, le transport des coquillages n’était ni facile, ni rapide. Les écaillères de la Seudre, ainsi que se nommaient nos aïeules, se partageaient la France. Celles de Marennes allaient au Nord. Les ostréiculteurs transportaient les huîtres par bateaux jusqu’à Ribéroux, puis elles étaient acheminées par charrettes dans les villes de Saintes, Cognac, Angoulème, etc… Puis, plus tard, avec le développement des chemins de fer vers Paris, Lyon, etc…

Les marchandes d’huîtres de La Tremblade, d’Arvert et d’Etaules descendaient dans le Sud. Les expéditeurs de La Tremblade regroupaient les huîtres à destination du Midi, les convoyaient par charrettes jusqu’à Royan puis les embarquaient sur les gabares à destination de Bordeaux et Libourne. Très vite les gabares furent remplacées par des bateaux à aubes qui garantirent un trafic plus régulier.

A partir de la deuxième moitié du XIX ème siècle elles voyagèrent par le train, car l’ouverture de la ligne de chemin de fer Bordeaux – Marseille incita les écaillères entreprenantes à s’aventurer dans le Midi et s’implanter à Agen, Montauban, Toulouse, Toulon ou Marseille. En 1876, le prolongement de la section de la ligne de chemin de fer de Pons – Royan jusqu’à La Tremblade permit une jonction directe vers Paris et les villes du Midi. Les huîtres voyageaient emballées dans de grands paniers carrés en osier dont le couvercle était cousu avec de la ficelle après avoir pris soin d’y glisser un coussin de foin ou de fougère pour les protéger des chocs pendant le transport et garantir leur fraîcheur. Il y avait d’ailleurs à La Tremblade, cinq ou six vanniers qui tressaient ces « mannes » d’osier.

De nombreux Trembladais et Trembladaises ont des grand-mères ou arrière- grand-mères qui étaient écaillères. Elles prenaient le train à la gare de La Tremblade et partaient s’établir, avec leur filles ou plusieurs enfants et parfois avec une servante, dans les villes de Libourne, Bordeaux, Toulouse, Marseille. Tandis que leurs maris ostréiculteurs restaient à La Tremblade pour cultiver les huîtres et assurer les expéditions.

Ainsi mon arrière-arrière-grand-mère s’installa comme écaillère à Libourne dans les années 1860. Mon arrière-grand’mère prit la suite pour de nombreuses années. Comme elle y vivait de Septembre à Avril, les enfants naissaient, allaient à l’école et malheureusement y mouraient aussi de maladies. La vie était dure, les hivers froids, elles vendaient et ouvraient les huîtres par tous les temps et peu abritées du froid. Si la séparation coûtait aux sentiments familiaux, elles gagnaient bien leur vie. Ce qui permit, dans les premières années du XX ème siècle, à mes arrière-grands-parents d’acheter une boutique rue Sainte Catherine à Bordeaux tenue par mon arrière-grand-mère et sa fille où elles vendaient des huîtres expédiées par mon arrière-grand-père. Pendant la guerre de 1914-1918, ma grand-mère, dont l’époux était parti à la guerre, tint le magasin avec une employée tandis que sa mère élevait ses enfants à La Tremblade.

L’arrivée de la guerre de 1914-1918 modifia tout ce système. Avec la baisse du pouvoir d’achat, les restrictions et les difficultés que rencontraient le transport et l’approvisionnement, de nombreux ostréiculteurs étant sous les drapeaux, le travail des écaillères prit fin peu à peu. Quelques-unes continuèrent tout de même dans les grandes villes comme Paris, Lyon, Marseille. Ma grand-mère vendit son magasin et rentra définitivement à La Tremblade. Ainsi cette corporation d’écaillères créa au pays une évolution féminine. L’écrivain Victor Billaud de Royan, au début du XX ème siècle, chante les louanges « de ces jolies Saintongeaises fines et évoluées qui peuplent le Pays d’Arvert . »

Fidèle à la tradition et parallèlement aux circuits de vente établis, le commerce des huîtres sur les marchés continue. Suivant les traces de nos grand-mères, de nombreux couples de Trembladais partent chaque fin de semaine avec leur camion pour vendre leur production et vanter les mérites et la qualité de l’huître de Marennes – Oléron.

Nadine DAVID-SEPTIER




SOUVENIRS D'UN STAGE DE CONDUITE AUTOMOBILE

Août 2004.
Bien avant qu'apparaissent sur les automobiles les ABS qui dosent le freinage à la place du conducteur et les ESP qui replacent les voitures sur la bonne trajectoire, j'ai assisté à un stage de conduite qui m'a appris bien des choses dont les auto-écoles ne parlaient pas à l'époque.
Je relate ci-dessous, en quelques paragraphes, ce que j'en ai retenu.

Pour plus de clarté, j'ai noté en vert les notions particulièrement utiles dans la conduite de tous les jours et en rouge, les techniques relatives à la conduite sportive, à pratiquer non sur la route mais sur un circuit.

La position de conduite

Voici ce que conseillaient les moniteurs du stage, pour une conduite déconctractée, bien à l'aise derrière son volant :

  1. régler l'avancée ou le recul du siège pour que, en débrayant à fond, la pédale étant située sous le tiers avant du pied, la jambe gauche soit presque tendue, mais pas tout-à-fait.
  2. régler l'inclinaison du dossier pour que, le dos bien appuyé au dossier, le bras droit tendu en avant et la main dirigée vers le haut, la paume touche juste le haut du volant.
    Sur les voitures modernes, on ajuste également le réglage de la hauteur et de la profondeur de ce dernier.

Le Volant

Lorsque l'on roule en ligne droite, les mains doivent rester le plus proche possible de la diagonale horizontale du volant (position dite de 10 heures et quart).

  • Dans les courbes les mains tournent le volant mais y gardent leur position, sans se déplacer sur celui-ci.

  • Dans les virages (plus fermés que les courbes) la main se trouvant du côté où l'on va tourner se déplace vers le haut du volant suffisamment pour prendre le virage, tandis que l'autre main laisse glisser le volant sans se déplacer.
    C'est là que l'on mesure l'intérêt de la règle 2 de la position de conduite: la main atteint le haut du volant sans qu'il soit nécessaire de décoller les épaules du dossier. Mais, comme on a le bras tendu au maximum, au retour, en tirant sur le volant pour prendre le virage, on ne risque pas d'être gêné par le coude qui vient buter sur le dossier.
    D'autre part, on bénéficie, "comme dans un fauteuil", du confort maximum apporté par un dossier incliné vers l'arrière.

  • Dans les virages très fermés , les épingles ou pour tourner dans une rue étroite à angle droit, la main se trouvant du côté où l'on tourne peut aller saisir le volant très loin, sous la main opposée qui la laisse passer en se soulevant légèrement : on obtient ainsi une très grande amplitude et le virage se prend intégralement sans autre déplacement des mains sur le volant et sans être obligé de s'y reprendre plusieurs fois; la même manœuvre se fait en sens inverse pour redresser les roues en fin de virage, toujours en passant sous la main opposée. Cette technique est très facile, très efficace et très confortable; elle permet notamment, pour tourner dans une rue étroite à angle droit, de laisser les roues avant dépasser largement l'axe de la rue transversale puis en tournant et en redressant rapidement, de se retrouver bien à droite sans avoir "coupé" le virage.
    Pour ma part, j'aimerais bien que les nombreux conducteurs qui m'obligent à m'arrêter bien avant l'intersection pour ne pas me faire emboutir, appliquent cette méthode si simple.

Les trajectoires

Nos moniteurs préconisaient des trajectoires différentes selon le degré de fermeture des virages.

FIGURE 1: LA COURBEFIGURE 2: LE VIRAGEFIGURE 3: L'EPINGLE
Les traits noirs délimitent la moitié droite utilisable de la route.
Les traits verts représentent les trajectoires idéales.
Les traits rouges matérialisent les trajectoires à éviter.
  • Le point d'entrée, le point de corde et le point de sortie: ces trois points définissent la trajectoire idéale. L'auto commence à tourner au niveau du point d'entrée, frôle le côté droit au point de corde et ressort en ligne, les roues directrices complètement redressées, au niveau du point de sortie.

  • Les courbes: elles ont un grand rayon de courbure et une forme régulière qui ne se referme pas au delà du point de corde.
    Dans ce cas, la trajectoire idéale (FIGURE 1) consiste a engager le tournant au niveau du point d'entrée en étant le plus à gauche possible (de la moitié droite de la route!), à passer le plus à droite possible au point de corde, situé au milieu de la courbe et à finir à gauche ( de la moitié droite de la route) au niveau du point de sortie, les roues avant complètement redressées.
    La trajectoire est ainsi moins courbée que le virage lui-même et se prend en accélération dès le point d'entrée.

  • Les virages: ils sont plus refermés que les courbes et se prennent à vitesse moins élevée.
    Par rapport à l'axe de symétrie du virage, le point d'entrée et le point de corde sont un peu décalés vers la sortie. La trajectoire idéale (FIGURE 2) consiste à "monter" assez haut dans le virage en décélération, à tourner franchement en direction du point de corde auquel on arrive en ayant déja commencé à redresser les roues et à accélérer. Au point de sortie que l'on atteint sur la partie gauche de la route, sans empiéter sur la ligne centrale, les roues directrices doivent être entièrement redressées.

  • Les épingles: elles se referment complètement, la voie d'entrée étant parallèle à la voie de sortie. La technique est la même que pour les virages, seuls les points d'entrée et de corde sont encore plus décalés vers la sortie. (FIGURE 3)

L'adhérence

La liaison au sol d'une auto est assurée par la petite surface représentée par les quelques cm2 d'appui des quatre pneumatiques; la nature et l'état du revêtement de la route conditionnent leur plus ou moins grande adhérence: maximum sur le bitume sec, elle décroît en allant du bitume mouillé, à la terre, la neige puis la glace.
Pour la conduite de tous les jours, ce qui importe, c'est la perception des limites d'adhérence sur sol mouillé. Autant on est éloigné, avec les automobiles modernes et les limitations de vitesse actuelles, de ces limites sur le sec, autant on en est proche sur le mouillé, sans qu'il soit bien facile de les tester dans les conditions normales de la circulation. C'est pourtant de cette perception que dépend la sécurité, dans les virages et pour l'estimation des distances de freinage.

Le deuxième facteur d'adhérence est le poids qui appuie le pneu sur la route: une roue qui se déleste adhère moins. La répartition de la masse, liée à la conception de la voiture et à de nombreux critères mécaniques, influe sur son comportement: selon qu'il y a plus ou moins de poids sur le train avant et sur le train arrière, elle sera plus ou moins sous-vireuse ou sur-vireuse.
Pour avoir le maximum de tenue de route en virage, il faut que les 4 roues gardent le plus d'adhérence possible, donc que les roues délestées ne perdent pas totalement leur accroche sur le bitume. De ces constatations d'évidence, découlent des manœuvres qui améliorent la tenue de route, en particulier la prise des virages et le freinage.

Voyons les conseils qui nous ont été donnés par les moniteurs du stage.

Le freinage

Pour que le freinage ait une efficacité maximum, il faut impérativement éviter le blocage des roues: un pneu ne colle totalement à la route que si la roue tourne; dès qu'elle est bloquée, le pneu glisse et perd une grande partie de son grip.
Sur les voitures modernes, l'électronique du système ABS empêche ce blocage. Sur les modèles anciens ou pour les conducteurs qui mettent un point d'honneur à ne pas déclencher l'ABS et à gérer eux-mêmes leur freinage, il est nécessaire d'appliquer une technique (et préférable de s'entraîner) pour éviter le blocage des roues en cas de freinage puissant.

  • 1er principe: le dosage. Quand on freine au maximum, dès les prémices du blocage (on sent la voiture glisser et avoir tendance à moins décélerer, voire à réaccélérer), on réduit très légèrement la pression sur la pédale de frein puis, dès que les pneus réadhèrent totalement, on réappuie à fond et ainsi de suite, autant de fois qu'il le faut, jusqu'à l'arrêt final. La finesse du dosage commande la qualité du freinage. L'ABS ne fait pas autre chose.

  • 2ème principe: pour que le dosage soit parfait il est indispensable de maintenir très fortement son corps au fond du siège en prenant appui sur le fond de l'habitacle avec le pied gauche; beaucoup de voitures possèdent maintenant un repose-pied prévu pour cela (ce qui n'était pas le cas il n'y a pas si longtemps sur bon nombre de marques françaises). Sans ce maintien, le corps avancerait sous l'effet de la force d'inertie et un dosage fin sur la pédale de frein deviendrait impossible . En réalité, sans ABS, on freine avec les deux pieds!

Le freinage d'urgence.

Pour allonger la distance de freinage dans un virage à droite, commencer le freinage d'urgence à droite de la route.Pour allonger la distance de freinage dans un virage à gauche, commencer le freinage d'urgence à gauche de la route.


Les moniteurs avaient donné un dernier conseil: en cas de situation critique, lorsque l'on s'aperçoit que l'on arrive trop vite dans un virage et qu'il va être difficile de le négocier dans de bonnes conditions, il faut procéder à un "freinage d'urgence". Cela consiste à freiner au maximum, en restant en ligne et en dépassant le point d'entrée, où il serait normal de commencer à tourner: on gagne ainsi quelques mètres de forte décélération puis, la vitesse ayant chuté, on s'engage au dernier moment et avec vigueur dans le virage avec une chance accrue de ne pas sortir de la route...C'est une manœuvre de sauvegarde, puisque, sans elle, on aurait risqué l'accident : comme on a allongé la distance de freinage, une éventuelle sortie de route se ferait à vitesse moindre et avec moins de dégâts!
Il faut noter que la force centrifuge variant avec le carré de la vitesse, la diminution notable de cette vitesse obtenue grâce au "freinage d'urgence", minore considérablement la force tendant à faire sortir l'automobile de sa trajectoire.


Bien entendu, il est impossible de tricher avec les lois de la physique: une meilleure technique améliore la tenue de route d'une automobile. Mais si on roule trop vite et qu'en conséquence la force centrifuge, dans un virage, dépasse les forces d'adhérence, la sortie de route est inéluctable! Donc, dosage et prudence!!...

Le transport des masses

Il intervient lorsque la vitesse ou la direction change.

  • En accélération, le poids augmente sur les roues arrières: elles adhèrent mieux alors que les roues avant sont délestées et moins adhérentes. En virage, ces dernières peuvent donc glisser vers l'extérieur (sous-virage). L'auto tourne moins.

  • En décélération (lever de pied sur l'accélérateur ou freinage), le poids augmente sur les roues avant, les roues arrières se délestent et, en virage, peuvent glisser vers l'extérieur (sur-virage). L'auto tourne davantage.

  • En virage, la force centrifuge met davantage de poids sur les roues avant et arrière, côté extérieur du virage alors que les roues intérieures sont délestées. Plus la caisse de l'auto se couche (suspension plus ou moins dure), plus les roues internes se délestent, adhérant à la route de moins en moins. Il ne reste plus que les deux roues extérieures pour accrocher le bitume et la tenue de route diminue.

Contrôle de la tenue de route en virage

  • Le sous-virage: les roues avant glissant vers l'extérieur du virage avec plus ou moins d'amplitude et de rapidité, la première correction se fait en tournant un peu plus le volant; puis, si la dérive est trop importante, on relâche un peu l'accélérateur pour transporter du poids sur l'avant. Dès que les roues avant reprennent leur adhérence, on réaccélère.

    • Avec une "traction avant", la manœuvre précédente ayant chargé les roues avant motrices, il n'y a pas d'inconvénient à accélérer franchement : cela remet du poids sur les roues arrières et empêche ainsi une possible amorce de dérive du train arrière.

    • Avec une "propulsion" (à roues arrières motrices, par exemple Mercédes ou BM) la réaccélération doit être dosée: avec un moteur puissant, une réaccélération trop brutale sur des roues délestées par le lever de pied précédent peut les faire "cirer" ( patiner, donc décrocher de la route). Dans ce cas, insister sur l'accélérateur conduirait à une perte totale d'adhérence des pneus arrières et à une amorce de tête-à-queue.


  • Le sur-virage:

    • Avec une "traction": l'auto ayant tendance à trop refermer le virage par dérive du train arrière, il faut redresser légèrement les roues directrices et accélérer pour charger davantage les roues arrières et contrer ainsi leur glissade. Pour ne pas prendre une vitesse excessive, on peut doser cette accélération par une succession de petits coups d'accélérateurs, pour plaquer les roues arrières, et de levers de pied, pour contrôler la vitesse.

    • Avec une "propulsion": la dérive du train arrière indique que l'adhérence des roues arrières est affaiblie. L'accélération préconisée pour les tractions risque donc d'agraver le phénomène car les roues, peu collées à la route, peuvent "cirer" et perdre toute adhérence. Il faut donc corriger au volant en contrebraquant. Dès que la dérive cesse, donc que l'adhérence reprend, on peut réaccélérer pour plaquer les roues arrières au sol. Le dosage est ici plus important qu'avec une traction, surtout sur sol mouillé.

Le dérapage contrôlé

En rallye, les pilotes utilisent systématiquement la dérive du train arrière pour prendre les virages et se retouver en ligne, avec un point de corde déporté vers la sortie du virage. Les techniques que les moniteurs du stage nous ont décrites et que je rapporte ci-dessous ne sont certes pas utilisables sur route ouverte et à vitesse limitée...

L'appel - contre-appel

Prenons l'exemple d'un virage à droite (pour un virage à gauche, les manœuvres sont symétriques):

on arrive à l'entrée du virage en freinant. Le poids est donc augmenté sur le train avant; juste avant le point d'entrée, on donne un petit coup de volant à gauche. Cette manœuvre entraîne le déport du poids à droite et les suspensions se compriment de ce côté. On enchaîne immédiatement avec un rapide coup de volant à droite: le poids est violemment reporté vers la gauche et la suspension arrière droite se décompresse brusquement. Comme on est toujours en décélération, les roues arrières sont peu chargées, donc peu collées à la route: la combinaison du changement brusque de direction vers la droite et du délestage de la suspension arrière droite entraîne une dérive du train arrière vers la gauche et le virage se prend en dérapage contrôlé. CQFD.

Le tête-à-queue

Le principe: en décélération, le poids étant au maximum sur les roues avant, on combine un coup de volant rapide et incisif avec un blocage brutal des roues arrières. En conséquence, les roues arrières, déjà délestées donc peu adhérentes, perdent toute adhérence du fait du blocage: elles entament une dérive rapide vers l'extérieur du virage et l'auto tourne autour de la roue avant intérieure au virage; elle décrit un arc de cercle et se retrouve dans la direction opposée, pratiquement à l'arrêt.
Diverses techniques de blocage des roues arrières peuvent être employées.

  • Le serrage du frein à main: le plus courant, utilisable lorsque ce frein agit sur les 2 roues arrières ( c'est le cas pour la majorité des automobiles): on actionne à fond le frein à main aussitôt après le coup de volant déclencheur. Le tête-à-queue s'amorce à basse vitesse sur une surface glissante (gravillons ou terre), à une vitesse supérieure sur sol mouillé et encore supérieure sur bitume sec. A trop grande vitesse, la voiture partirait en tonneaux.

  • Le freinage du pied gauche: pratiquable uniquement sur une "traction". En effet, ausitôt le coup de volant, le blocage des roues arrières est obtenu en freinant avec le pied gauche et simultanément en accélérant avec le pied droit, juste ce qu'il faut pour annuler le blocage des roues avant généré par le frein. Le dosage doit être parfait: trop faible, l'accélération ne débloquerait pas les roues avant; trop forte, elle relancerait la voiture en avant, déplacerait le poids sur les roues arrières et empêcherait ainsi leur dérapage.

  • Le blocage de boite: possible uniquement sur une "propulsion": dans ce cas, aussitôt après le coup de volant déclencheur, le blocage des roues arrières motrices est obtenu par embrayage rapide après avoir engagé auparavant le rapport de vitesse le plus petit qui soit compatible avec la vitesse de l'auto (la première ou la seconde). Ce ré-embrayage sur un rapport trop démultiplié bloque les roues arrières et déclenche le tête-à-queue (théorie que je n'ai jamais personnellement vérifiée).


Le tête-à-queue pourrait être, dans certaines circonstances, la solution de dernière chance quand un choc frontal devient inévitable.
Quand on voit au cinéma la maestria avec laquelle des cascadeurs évitent des chocs de ce genre en mettant leurs autos en tête-à-queue, on ne peut que regretter que cette technique soit inaccessible au commun des mortels: elle éviterait bien des drames. Vu les progrès de l'électronique embarquée, ne peut-on imaginer une commande d'urgence qui déclencherait automatiquement, si la vitesse le permet, un tête-à-queue dans les situations désespérées?

Le démarrage rapide, le couple maxi

Il existe pour chaque moteur un nombre de tours/minute pour lequel le rendement est maximum: c'est le régime du "couple maxi". Pour un démarrage rapide, voici les préconisations des moniteurs:

  1. Engager la première.
  2. Accélérer jusqu'à ce que le moteur tourne au "couple maxi" (par exemple 4000 tours) et garder cette accélération.
  3. Embrayer jusqu'à ce que l'embrayage "lèche", sans que la voiture avance.
  4. Cette dernière opération ayant fait chuter les tours, accélérer un peu plus, jusqu'au "couple maxi".
  5. Lâcher la pédale d'embrayage d'un seul coup, sans faire "patiner" le disque.
  6. Doser l'accélération pour rester à la limite d'adhérence, sans faire "cirer" les roues motrices.
  7. NE JAMAIS LE FAIRE AUX FEUX ROUGES EN VILLE MAIS SUR CIRCUIT!

Conclusion

Si j'ai assisté à ce stage d'initiation au "dérapage contrôlé", ce n'est pas pour le mettre en pratique, journellement, sur la route. C'est pour mieux comprendre, donc mieux maîtriser, les réactions d'une auto lorsqu'elle atteint ses limites d'adhérence. En conduite normale et en respectant les limitations de vitesse, il est toujours possible de se faire surprendre par une situation imprévue où les connaissances exposées ci-dessus peuvent devenir utiles.

Ainsi se termine le compte-rendu d'un stage qui ne m'a laissé que de bons souvenirs. Je m'y étais rendu dans la Porsche d'un ami; celui-ci, appliquant les méthodes que l'on nous enseignait, se garait sur le parking en "dérapage contrôlé". Tous les stagiaires déjà présents étaient aux fenêtres, guettant avec gourmandise un carambolage qui ne s'est jamais produit!

Ce même ami m'avait photographié alors que le moniteur, me trouvant trop lent, écrasait l'accélérateur (et mon pied) à ma place. Un peu plus tard, c'est à lui qu'arriva une mésaventure: on lui confia une " BM ", avec mission d'effectuer un "freinage du pied gauche". Cette auto étant une "propulsion" et la dite technique étant uniquement réalisable avec une "traction", inutile de préciser qu'il a fait un beau "loupé" et que les cônes délimitant le circuit ont volé!

Alain Rouyé
Août 2004


A propos de nuoc mam

Septembre 2004.
Dans les années 50, M. Crimpf était une célébrité trembladaise. Après une carrière de chercheur biologiste, il avait pris sa retraite dans une propriété que la commune a maintenant achetée pour y créer le jardin pour enfants du boulevard Pasteur.

Docteur és sciences et docteur en médecine, il avait collaboré, à l'institut Pasteur de Nha Trang, en Indochine, avec Alexandre Yersin, découvreur du bacille de la peste. Devenu trembladais, il représentait, aux yeux d'une population à la fois admirative et un peu moqueuse, la figure emblématique du "savant" détaché des contingences de la vie quotidienne et n'ayant pas toujours le sens des réalités. Toujours habillé d'un vieux costume noir, il vivait, avec sa gouvernante devenue son épouse, sans horaires fixes, dans un désordre indescriptible, entre ses microscopes et les tables et chaises qui croulaient sous des piles de livres plus ou moins poussiéreux. Dans le fond de son jardin, s'élevaient les murs d'une maison neuve qu'il avait décidé un jour de faire construire et qui n'avait jamais dépassé le stade du gros-œuvre, sans que l'on puisse comprendre la raison de ce soudain désintérêt.

D'une grande gentillesse, il était toujours prêt à expliquer la biologie à ceux qui le sollicitaient. Ainsi, il prêtait volontiers un filtre à plancton, avec mission de le remorquer derrière un bateau; puis il montrait, sous le microscope, à son occasionnel collaborateur, les merveilles d'un monde marin invisible à l'œil nu.

Un jour, il demanda à son jardinier: "à quoi pensez-vous quand vous bêchez la terre?" - "A reun (à rien)" répondit l'intéressé. "C'est bien ce que je pensais", fut la conclusion du docteur Crimpf...

Lors d'une visite que je lui fis, il m'a expliqué comment était fabriqué le nuoc mam, denrée alors peu connue à La Tremblade. Les indochinois, me dit-il, capturent certains poissons carnivores ( j'ai oublié le nom de l'espèce) puis ils entassent leurs corps sans vie dans des cuves jusqu'à ce qu'ils s'auto-digèrent sous l'effet des sucs digestifs présents dans leur estomac. Le résultat est un liquide, appelé nuoc mam, dont le goût et l'odeur particulièrement fortes s'expliquent, ajouta-t-il, par un début de putréfaction qui accompagne le processus; ce qui, dixit M.Crimpf, n'est pas d'ordre à indisposer les consommateurs asiatiques. Au contraire, ils apprécient beaucoup ce condiment et l'utilisent abondamment (un litre par semaine, dit-on!). C'est, m'indiqua t-il, une source non négligeable de protéines, pour une population dont la nourriture est assez frugale.

L'histoire ne s'arrête pas là. M.Crimpf me raconta ensuite que, à cause de la pénurie de poisson carnivore qui, trop pêché, vint à manquer, il fallut trouver une solution. Les poissons non carnivores qui furent utilisés en remplacement ne possédant pas les sucs digestifs capables de digérer leur propre chair, on ajouta des ananas à la préparation! En effet, me dit M.Crimpf, ce fruit contient des enzymes qui s'attaquent aux protéines et qui jouent le rôle des sucs digestifs des poissons carnivores.

Récemment, l'émission de télévision "Thalassa" a diffusé un reportage concernant la fabrication du nuoc mam dans l'île de Phu Quoc, dans le sud du Vietnam. Dans de grandes cuves en bois, des quantités importantes d'anchois sont mises à macérer dans de la saumure, pendant de nombreux mois. L'opération, dûment surveillée, aboutit à l'élaboration de ce condiment très prisé au Vietnam, dont la qualité varie selon les soins apportés et les caractéristiques des anchois. Bien que la surpêche de ces anchois conduise à utiliser des poissons de plus en plus jeunes, moins favorables à l'élaboration d'un bon produit, il apparaissait dans les commentaires que le nuoc mam de Phu Quoc est le "haut de gamme" et qu'il jouit, dans les pays asiatiques, d'une considérable notorièté.

Mais, dussent les mannes du docteur Crimpf en frémir, il n'a été question, dans ce reportage très bien documenté et passionnant, ni d'enzymes, ni de poissons carnivores, ni de jus d'ananas. M.Crimpf a-t-il travesti la réalité, les techniques ont-elles changé, les anchois, bien que non carnivores, possèdent-ils quelque suc digestif mystérieux ou bien le travail est-il confié à d'industrieuses populations de micro-organismes? Je ne connais pas la réponse...

Alain Rouyé


NOUVELLE APPROCHE THERAPEUTIQUE DU CANCER
ou
UNE AFFAIRE GALILEE EN BIOLOGIE AU XXème SIECLE?


Henri BOITEUX Agrégé de l’Université
Ancien Administrateur de l’Institut de Recherches Scientifiques sur le Cancer (CNRS)


24.06.04 - Revu le: 10.10.05

TABLE DES MATIERES

  • Introduction.
  • Qui était Beljanski?
  • La querelle de la Transcriptase inverse bactérienne.
  • La Révolution de Beljanski sur les caractéristiques des cellules cancéreuses.
  • Les anticancéreux de Beljanski.
  • Les médicaments complémentaires
  • Beljanski et le monde de la Santé.
  • Beljanski et le monde de la Justice.
  • Conclusion.

  • Annexes:
    Quelques extraits de témoignages.

NOUVELLE APPROCHE THERAPEUTIQUE DU CANCER

Une Affaire Galilée en Biologie au XXème Siècle?


INTRODUCTION

Le titre de cet article est inspiré de celui d’une communication donnée par un scientifique français, Mirko BELJANSKI, biochimiste, aux 5èmes Rencontres Internationales de Monaco, du 21 au 24 Novembre 1990.

Avant de développer ce titre, je tiens à rappeler la situation actuelle dans la lutte contre le cancer. Trois types de thérapies sont pratiquées:
  1. la chirurgie; technique invasive par excellence, qui peut être mutilante suivant l’organe atteint et qui peut se révéler impossible à utiliser; c’est pourquoi, dès 1896, on a utilisé:
  2. les rayonnements ionisants, X d’abord, puis éventuellement g. Mais que faire devant des tumeurs inopérables et radiorésistantes? Les recherches de médicaments anticancéreux ne donnant rien, des médecins américains ont mis au point en 1942 une troisième thérapie dont ils ont caché la nature véritable en l’intitulant:
  3. chimiothérapie: l’idée de base est la suivante: chercher et trouver un poison qui soit un peu plus "poison" pour les cellules cancéreuses que pour les cellules saines. Il faut retenir de cette troisième thérapie que c’est une thérapie par défaut: devant les échecs pour trouver un véritable médicament anticancéreux, on se résigne à empoisonner le patient. En toute logique, une telle thérapie doit disparaître le jour où l’on découvrira de vrais médicaments anticancéreux sans effets secondaires.
Quand on cherche un phénomène (par exemple: un médicament anticancéreux non toxique, ou une différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine) et que l’on ne trouve rien, on est placé devant l’alternative suivante:
  • ou le phénomène existe, mais on n’a pas encore trouvé la bonne méthode pour le mettre en évidence;
  • ou le phénomène n’existe pas.
Quand la recherche infructueuse, menée par un grand nombre de cancérologues dans tous les pays développés, a duré des dizaines et des dizaines d’années, l’esprit est amené inexorablement à privilégier la deuxième conclusion. C’est pourquoi on entend les cancérologues affirmer d’une manière qui réfute d’avance toute objection:
  • il n’y a pas de différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine;
  • tout médicament anticancéreux doit être toxique pour être efficace.
Et même certains cancérologues disent que cela est démontré, ce qui est contraire à la réalité : une constatation expérimentale négative n’a jamais été une démonstration: ce n’est que la vérité d’un moment.

D’ailleurs, même si, pour les cancérologues, il est plus que vraisemblable que ces phénomènes recherchés n’existent pas, l’absence de différence entre une cellule cancéreuse et une cellule saine pose une question de fond: comment un cancer peut-il se créer si toutes les cellules restent identiques? Si cette proposition était vraie, on aurait alors affaire à un effet sans cause: car cela veut dire qu’une cellule, identique à toutes les autres, se met d’elle-même à proliférer sans aucun contrôle (on l’appelle donc cancéreuse); des cellules voisines se mettent à faire de même; et même des cellules éloignées des précédentes en font autant (on appelle cela des métastases). Et toutes ces cellules dites cancéreuses sont identiques aux cellules saines, au dire des cancérologues! C’est vraiment de la magie. Puisque c’est ce qu’enseignent les cancérologues, disons simplement sans vouloir porter de jugement qu’ils ont créé le mythe de la cellule magique. Et ils n’en démordent pas.

Des individus, qui ne sont pas aussi savants que ces professionnels, pourront faire remarquer que tout cela est contraire aux principes même de la science (et même, sans aller aussi loin, contraire au simple bon sens selon l’adage qu'il n’y a pas de fumée sans feu). Ces professionnels campent sur leurs positions et oublient que la recherche scientifique consiste d’abord à chercher la ou les causes d’un phénomène observé (puis ensuite éventuellement à en faire la théorie). Si l’on ne veut pas que le cancer soit un phénomène magique, il n’y a pas d’autre solution que celle de se limiter à la première branche de l’alternative: la cellule cancéreuse n’est pas totalement identique à la cellule saine, même si jusqu’à présent on n’a pas encore trouvé la différence. Les professionnels refusent cette évidence et préfèrent le mythe de la cellule magique.
Il ne faut pas hésiter à dire la même chose de la seconde affirmation, car rien ne prouve que les médicaments anticancéreux non toxiques ne seront jamais trouvés. L’affirmation actuelle que l’efficacité est liée à la toxicité n’a, elle aussi, aucun fondement, bien que les cancérologues refusent que l’on en discute. C’est devenu un dogme et même un mythe: le mythe du poison salvateur.

Il faut bien remarquer que ces affirmations sans fondement peuvent par la suite être infirmées. Or, avant même que Beljanski annonce sa nouvelle approche thérapeutique, le mythe du poison salvateur a été brisé au moins trois fois ( en France; mais rien n’empêche de penser qu’il en est de même à l’étranger). Je résume:
  1. par René Jacquier (1911 – toujours vivant):[Ingénieur-Chimiste] en 1954, procédé d’oxygénation par respiration d’air contenant un catalyseur d’oxydation (oxyde d’a-pinène) à l’aide d’un petit laboratoire portatif appelé "Bol d’Air Jacquier" (10 exemplaires ont été en service à la clinique Labrouste à Paris - technique maintenant abandonnée au profit de la thérapie Beljanski).
  2. par Jean Solomidès (1911 – 1979): [Doctorat en médecine, non reconnu comme tel parce que de nationalité étrangère] – procédé d’oxygénation par des peroxydases synthétiques - premier cancéreux guéri: 1949.
  3. par Antoine Prioré (1912 – 1983), [Ingénieur-Electronicien]: par une combinaison d’un champ magnétique statique et de champs électromagnétiques sur 4 fréquences – premier cancéreux guéri: 1955.
Comme le public s’en doute, ces trois thérapeutiques ont été refusées par les cancérologues professionnels, puisque personne n’en entend plus parler.
  • Dans le cas particulier de Solomidès, cette situation est paradoxale, car ce dernier a bénéficié d’une émission à la télévision. A la suite de quoi des cancéreux ont fait la queue dans la rue à la porte de son laboratoire: tous ceux qui se sont adressés à lui ont été guéris. Mais, depuis sa mort, ses médicaments sont introuvables en France, car, malgré les demandes de Solomidès, ils n’ont jamais reçu d’autorisation de mise sur le marché comme médicaments anticancéreux.
  • Pour la machine de Prioré, seul lui savait la faire marcher et il n’a pas eu d’élève.
  • La méthode de Jacquier est beaucoup trop simple pour nos cancérologues officiels. Jacquier rapporte que, dans les années cinquante, il a eu une entrevue avec un ponte de l’Institut Pasteur pour s’entendre dire: "Que les chimistes nous foutent la paix; qu’ils restent dans leurs laboratoires; qu’ils fassent marcher leurs industries; c’est tout ce que j’avais à vous dire, Monsieur". (Ce monsieur oubliait seulement que le fondateur de son Institut est… un chimiste).
Aucune de ces méthodes n’est donc utilisable actuellement. Malgré ces découvertes, la situation décrite au début de cette introduction n’a pas évolué. Voilà le tableau de la situation, qui n’est pas brillante, au moment où est annoncé une nouvelle approche thérapeutique contre le cancer. Aura t’elle le même sort que les trois précédentes? On peut remarquer que ces trois scientifiques ont deux caractéristiques communes:
  1. ce ne sont pas des professionnels du cancer: ils sont arrivés au cancer par des voies détournées; à la limite, on pourrait dire que leurs découvertes de médicaments anticancéreux ne représentent qu’un "sous-produit" (si ce mot n’était un peu péjoratif) de leur travail de recherche dans d’autres domaines. Manifestement, les cancérologues professionnels n’ont pas l’humilité d’accepter que des intrus leur fassent la leçon. Les cancérologues sont imbus de leur (faux) savoir. Les cancéreux trinquent.
  2. ils ne sont pas liés à l’industrie pharmaceutique. Ceci est inacceptable pour l’industrie du médicament, qui, il faut le reconnaître, a de grosses dépenses de R.& D., mais fait aussi de substantiels bénéfices avec les médicaments utilisés actuellement. Les multinationales en question se défendent en arrosant… il faut arroser pour faire le barrage, car aucune demande d’Autorisation de Mise sur le Marché n’a été acceptée.
On va voir qu’il en est exactement de même avec Beljanski.

QUI ETAIT BELJANSKI?

Mirko BELJANSKI est né le 27 Mars 1923 à Turija (Serbie) dans une famille d’artisan agricole. Dès l’école primaire, il travaille avec acharnement (il manifestera cette qualité tout au long de sa vie) et après de brillantes études secondaires, il participe à la Résistance. A la fin de la guerre, il lui est proposé une bourse de deux ans pour faire des études supérieures, soit à Moscou, soit à Paris. C’est Paris qu’il choisit. C’est pourquoi on le voit débarquer à Paris en Décembre 1945 avec d’autres étudiants yougoslaves (sans connaître un mot de français).

Etant donnée son ardeur au travail, vous ne vous étonnerez pas qu’en deux ans il ait obtenu une licence de biochimie et qu’on le trouve en 1948 à l’Institut Pasteur de Paris, dans le Service de Chimie Biologique du Professeur Michel Macheboeuf. Il y prépare sa Thèse de Doctorat d’Etat qu’il soutient le 30 Juin 1951 sous le titre: "Etude de souches bactériennes résistantes à des antibiotiques; comparaison avec des souches sensibles de même espèce". A la suite de quoi, il est recruté par le CNRS, ce qui lui permet de rester en France définitivement. Tout serait pour le mieux … mais le Professeur Macheboeuf meurt en Août 1952 et est remplacé par Jacques Monod, ce qui, pour Beljanski, modifie complètement l’atmosphère du Service, comme on le verra plus loin.

Son travail, fort intéressant, sur l’antibiorésistance des bactéries, n’est pas l’objet de cet article. Mais ce thème de travail le conduit à s’intéresser de très près aux deux acides nucléiques: l’acide désoxyribonucléique (ADN) et plus particulièrement à l’acide ribonucléique (ARN). Les résultats qu’il obtient sont tels qu’en 1960, il est co-lauréat du Prix Charles-Léopold Mayer de la Société de Chimie Biologique de Paris pour ses travaux sur ces ARN.
Entre autres choses, ces travaux l’amènent à postuler l’existence d’une enzyme permettant de transformer un ARN en ADN dans les bactéries. Par la suite, il retrouve cette enzyme dans des champignons, des œufs de poisson,etc…, c’est à dire dans tout le monde vivant. Indépendamment de lui, un jeune américain, H. Temin avait déjà trouvé, peu de temps auparavant, en 1970, cette même enzyme dans certains types de virus ("retrovirus"). Temin et Beljanski annoncent l’existence générale de cette enzyme, la transcriptase inverse, au VIème Symposium de Biologie Moléculaire tenu à Baltimore (USA) en Juin 1972.
Trois ans après, Temin obtient le Prix Nobel pour sa découverte. Et Beljanski? Personne n’en parle.

LA QUERELLE DE LA TRANSCRIPTASE INVERSE BACTERIENNE.

Il faut dire que l’existence de cette transcriptase inverse est une pierre, même une très grosse pierre, dans le jardin de Jacques Monod, supérieur direct de Beljanski de 1952 à 1971, puis Directeur de l’Institut Pasteur jusqu’à sa mort en 1976.

Jacques Monod a obtenu le Prix Nobel parce qu’il a montré que l’ADN est le point de départ des réactions biochimiques qui, par l’intermédiaire de l’ARN, produisent les protéines nécessaires à la vie des cellules donc à la vie tout court. Pour J. Monod c’est l’ADN qui a le rôle primordial dans la vie et le développement de la cellule. Fort de son succès, il publie un livre "Le Hasard et la Nécessité", qui sort en 1970 (l’année où Temin annonce l’existence de la transcriptase inverse dans certains virus) et dans lequel on trouve le passage suivant: "Il n’est ni observé, ni d’ailleurs concevable, que l’information soit jamais transférée dans le sens inverse (c’est à dire de l’ARN vers l’ADN). C’est l’un des principes fondamentaux de la biologie molculaire." Jacques Monod avait donc nié à priori la possibilité de transformation de l’ARN en ADN, c’est à dire l’existence de l’enzyme permettant cette transformation.
Beljanski a montré au monde entier que Jacques Monod s’est complètement trompé dans son propre domaine de recherche (les bactéries). Et maintenant va commencer pour Beljanski une exclusion de la communauté des biologistes français. Car Jacques Monod refuse à priori de s’incliner devant les faits. Au lieu de refaire ou de faire refaire les expériences de Beljanski pour en vérifier les résultats, il s’enferme dans sa vision de la vie de la cellule et refuse d’en discuter: il a prononcé son dogme et tout le monde doit s’incliner. C’est ce qu’ont compris tous ceux qui gravitent autour de lui, à l’exception de Beljanski. Il faut remarquer que la conclusion "c’est l’un des principes fondamentaux de la biologie moléculaire" déborde largement le domaine des bactéries qui est l’objet des travaux de J. Monod. D’après lui, ce principe s’applique à tout le domaine du vivant, qu’il soit animal ou végétal. J. Monod ne fait pas dans le détail.

Puisque Beljanski a infirmé l’affirmation de J. Monod, celui-ci fait savoir aux biologistes que Beljanski est un mauvais chercheur; il est inutile de tenir compte de ses travaux, donc de lire ses publications. Cela n’empêche pas Beljanski de continuer ses recherches, même si ses conditions de travail sont devenues difficiles car Monod l’a parqué dans une pièce en sous-sol en lui enlevant des moyens de travail (par exemple l’utilisation de l’animalerie). Il est aidé par son épouse, seule technicienne à sa disposition, que Monod n’a pas osé lui enlever.

LA REVOLUTION DE BELJANSKI SUR LES CARACTERISTIQUES
DES CELLULES CANCEREUSES.

Son travail sur les bactéries l’amène à s’occuper de cancer. Il faut reconnaître que Beljanski a un très gros avantage sur les cancérologues de profession: il n’a pas fait d’études de cancérologie. Mais d’une part c’est un excellent biochimiste et d’autre part il n’a aucune idée à priori sur le cancer. Il semble même qu’il ignore les affirmations rappelées dans l’introduction.

Deux ans environ après la découverte de la transcriptase inverse, Beljanski fait savoir qu’il a découvert une différence physico-chimique entre une cellule cancéreuse et une cellule saine, et que cette différence se situe dans l’ADN de la cellule: l’ADN d’une cellule cancéreuse n’est pas identique en tout point à l’ADN d’une cellule saine. Sans le savoir, il brise un tabou! Pour les cancérologues, il est impossible de laisser passer cette idée sans vérification. Pour une fois, on va contrôler ce qu’annonce Beljanski.
Comme personne ne lit ses publications, on ignore quelle est cette modification. Les cancérologues n’imaginent pas d’autre modification que celle de la séquence des nucléotides formant les deux hélices de l’ADN. C’est le Professeur Le Pecq qui se charge de cette vérification. Au début de 1978, il publie un article dans lequel il prouve que les séquences des nucléotides des cellules cancéreuses et celles des cellules saines sont identiques. Voilà la preuve que Beljanski s’est trompé, comme il s’est déjà trompé au sujet de la transcriptase inverse bactérienne, aux dires de Monod. Ce dernier, décédé en 1976, avait bien raison de dire que Beljjanski est un mauvais chercheur dont les travaux n’ont aucune valeur. Et avec une très bonne conscience, le Directeur de l’Institut Pasteur renvoie Beljanski brutalement et sans préavis.

Beljanski est totalement pris à contre-pied car il est entièrement d’accord avec le résultat du Professeur Le Pecq, et même cela le conforte dans sa vision de la cellule cancéreuse. Il n’imagine pas une seconde l’interprétation donnée par la "nomenklatura" de la biologie au résultat du Professeur Le Pecq. Car la différence n’est pas dans la chaîne des nucléotides formant chacune des hélices de l’ADN (structure primaire), mais dans les liaisons entre deux nucléotides se faisant face dans chacune des hélices (structure secondaire). L’ensemble peut être considéré comme une échelle dont les liaisons entre nucléotides face à face forment les barreaux. Par suite de considérations biochimiques, Beljanski montre que la différence entre cellule cancéreuse et cellule saine se situe dans la structure secondaire: les liaisons entre nucléotides se faisant face sont rompues sur une certaine longueur. Beljanski appelle ces cellules des cellules déstabilisées.
S’il en est ainsi, tout physico-chimiste sait qu’il doit y avoir une modification du spectre d’absorption de la lumière visible et/ou ultraviolette, car ce domaine d’absorption est intimement lié aux liaisons chimiques de toute molécule: toute modification de liaison chimique induit une modification du spectre d’absorption. Dans le cas de l’ADN, cette modification n’est pas dans le domaine visible car cela aurait induit une différence de couleur, ou tout au moins de teinte, ce qui aurait permis de distinguer immédiatement et depuis toujours une cellule cancéreuse d’une cellule saine. On sait qu’il n’en est rien (c’est le premier dogme des cancérologues (voir l’Introduction). C’est effectivement dans l’ultra-violet et en travaillant dans des conditions très rigoureuses décrites dans une longue publication de 1983 que Beljanski constate que l’ADN d’une cellule déstabilisée a une absorption plus élevée de 30% que celle de l’ADN d’une cellule saine (hyperchromaticité de l’ADN d’une cellule déstabilisée). Cette propriété lui permet de suivre l’évolution des cellules. Il constate qu’une cellule déstabilisée ne donne naissance qu’à des cellules déstabilisées, et se reproduit beaucoup plus vite qu’une cellule normale. C’est bien la définition d’une cellule cancéreuse...
On peut faire aussi le raisonnement en sens inverse, en partant des deux résultats expérimentaux:
  1. les cellules déstabilisées n’ont pas la même absorption que les cellules saines: donc il y a une modification des liaisons chimiques; puisque les cellules déstabilisées ont un coefficient d’absorption plus élevé que les cellules saines, on en déduit que les cellules déstabilisées ont des liaisons ouvertes.
  2. puisque, d’après Le Pecq, les séquences de nucléotides sont les mêmes dans les cellules déstabilisées que dans les cellules saines, les liaisons ouvertes ne peuvent se trouver que dans la structure secondaire.

Par ses observations et ses raisonnements de biochimiste, Beljanski montre que les liaisons ouvertes ne se situent pas au hasard, mais séparent les deux hélices sur une certaine longueur. Il montre que cela a pour conséquence de resserrer l’ADN juste au delà, et des deux côtés, de cette partie ouverte, de modifier des enzymes, etc…etc…
Maintenant que Beljanski est capable de distinguer un ADN cancéreux d’un ADN sain, il peut étudier les propriétés de l’ADN cancéreux. Il en déduit un test de cancérogénéité fiable à 100% et rapide (contrairement au test d’Ames des cancérologues patentés) qu’il appelle oncotest et qui lui permet de distinguer très rapidement et sans erreur un ADN cancéreux d’un ADN sain. Cela lui permet de vérifier si une molécule est cancérigène ou non ou si une molécule détruit ou non un ADN cancéreux.

D’autre part Beljanski a l’intuition que les cancers végétaux et les cancers animaux (donc humains) ont la même origine, ce qu’il a pu vérifier quand il a découvert la structure de l’ADN cancéreux. C’est pourquoi il s’est occupé du cancer des plantes. Parmi les bactéries sur lesquelles il a étudié la résistance aux antibiotiques, il s’est intéressé à la bactérie agrobacterium tumefaciens, qui, injectée dans une plaie d’un végétal, y induit une maladie appelée crown-gall dont Beljanski montre qu’elle a toutes les caractéristiques d’un cancer.

LES ANTICANCEREUX DE BELJANSKI

Il constate que certaines espèces végétales résistent à cette bactérie. D’ici que ces espèces contiennent une molécule anticancéreuse, il n’y a qu’un pas que Beljanski franchit rapidement. Avec l’aide de l’oncotest, il découvre toute une catégorie de molécules anticancéreuses: ce sont des alcaloïdes de la classe des béta-carbolines du genre flavonones et flavonoïdes tels que, par exemple, l’alstonine (provenant du Rowolfia vomitoria), la serpentine, la sempervirine ou la flavopereirine (provenant d’une espèce de poirier du Brésil). Ces alcaloïdes réagissent sur les sites ouverts de l’ADN cancéreux et empêchent toute reproduction. La cellule cancéreuse meurt sans descendance. Le patient qui prend régulièrement un de ces alcaloïdes est guéri définitivement de son cancer. De plus, ces alcaloïdes ne réagissent que sur les sites ouverts des ADN. Ils ne touchent donc pas les cellules saines. De plus ils ne présentent aucune toxicité aux doses thérapeutiques.
En résumé, dans le domaine de la lutte anticancéreuse, Beljanski:
  • a trouvé la différence entre cellule cancéreuse et cellule saine;
  • a assimilé cancers végétaux et cancers animaux;
  • a trouvé ces "introuvables" médicaments anticancéreux non toxiques.
C’est bien joli de dire que ces molécules se lient aux ADN cancéreux, encore faut-il qu’elles atteignent ces ADN. Or ceux-ci se trouvent à l’intérieur du noyau ou à l’intérieur des nucléoles, lesquels sont limités par des membranes et se trouvent eux-mêmes à l’intérieur de la cellule, elle-même entourée d’une membrane. Il faut donc que ces molécules traversent ces membranes sans être modifiées. C’est pourquoi Beljanski a toujours dit et écrit (mais on ne le lit pas) que la prise de ces molécules doit être accompagnée d’une radiothérapie modérée ou d’une chimiothérapie elle aussi modérée, dont le rôle n’est pas de détruire les cellules mais simplement de percer les membranes pour permettre le passage de ces molécules. Beljanski a toujours parlé de synergie de ses molécules avec les traitements classiques.
S’il n’a pas été suivi en France, ses travaux ont été reconnus à l’étranger. C’est ainsi que le Professeur Maurice Stroun et le Docteur Philippe Anker, de Genève, ont déduit des travaux de Beljanski une méthode de détection du cancer par analyse du plasma sanguin...

LES MEDICAMENTS COMPLEMENTAIRES

En dehors de ces alcaloïdes, Beljanski a mis au point deux autres médicaments intéressant les cancéreux: le RLB (ou Real Build) et le Bioparyl (ou Gingko V).

Beljanski a mis au point le RLB (= Remonte leucocytes Beljanski) après avoir lu dans une revue scientifique un article dans lequel deux chercheurs disaient avoir trouvé des traces d’oligoribonucléotides (ARN très courts) fixés sur les molécules d’ADN venant d’achever leur réplication. Il en déduit que tout semble indiquer que la réplication d’ADN nécessite la présence de ces ARN très courts. C’est à partir de cette hypothèse qu’à la suite de tout un processus intellectuel (et un travail matériel), il a mis au point ce médicament: c’est un petit ARN issu de la bactérie Escherichia coli, traité de façon à faciliter la multiplication des globules blancs et des plaquettes non cancéreux, mais sans toucher aux globules blancs et aux plaquettes cancéreux, s’il y en a.
Ce résultat est intéressant, car on sait que les cellules sanguines se renouvellent rapidement et sont sensibles aux rayonnements et aux produits de chimiothérapie. L’emploi de ces thérapies conduit à une diminution de ces cellules qui peut être catastrophique. La prise de doses de RLB permet de faire remonter les taux de globules blancs et de plaquettes. Ceci a été vérifié officiellement dans le service du Professeur Léon Schwarzenberg à Villejuif.

Le Bioparyl provient d’un arbre d’origine japonaise: le Gingko biloba. Il faut dire que ce type d’arbre, présent à Hiroshima et Nagasaki, a manifesté une vitalité étonnante. Après destruction par la chaleur, les rayons X et les rayons gamma, ces arbres ont repoussé d’eux-mêmes au bout d’un certain temps sans avoir été replantés. Cela veut dire que la racine a résisté à ces rayons. D’où l’idée que cet arbre contient une molécule protégeant du rayonnement. Beljanski l’a cherchée, l’a trouvée, et en a fait un médicament.
La prise de Bioparyl permet de résister aux effets secondaires de la radiothérapie (et de la curiethérapie), en particulier d’éviter les fibroses consécutives à ces rayons. Cela a été vérifié dans le Service du Professeur Lucien Israël qui en a dit le plus grand bien dans une émission sur France-Inter en 1989.

BELJANSKI ET LE MONDE DE LA SANTE

Pour pouvoir être vendu en Pharmacie, tout nouveau médicament doit d’abord subir un très grand nombre de contrôles, dits de phase I, puis II, puis III qui donne l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM), enfin IV pour vérifier qu’il n’y a pas d’effet secondaire imprévu.
Ces démarches sont longues et ne peuvent être faites que par des spécialistes du médicament. Beljanski en est parfaitement conscient. C’est un chercheur, et non un fabricant de médicaments, ni un commerçant. Dès qu’il a breveté son premier médicament, qui est le RLB, il se met en relation avec l’Institut Mérieux à Lyon en 1973. Après des essais prometteurs sur animaux, les interlocuteurs de Beljanski deviennent réservés, puis fuyants et la collaboration s’arrête bien avant que le dossier d’AMM soit prêt. A cette époque, l’Institut Mérieux et l’Institut Pasteur sont en discussion pour fusionner le Service Production de Pasteur avec Mérieux (ce qui se produira en 1976). Etant donné ce que les dirigeants de l’Institut Pasteur pensent de Beljanski (voir plus haut), ils font comprendre aux responsables de l’Institut Mérieux qu’ils n’ont aucun intérêt à travailler avec ce "mauvais" chercheur. Pour faire passer la pilule, Mérieux fait savoir à Beljanski que son Institut met au point un autre produit ayant les mêmes propriétés (l’Immuthiol) dont la production est moins chère.
Il faut croire que le produit en question n’est pas aussi bon qu’il le paraissait en 1973. Car, 8 ans plus tard, en 1981, le Chef du Département Développement et Visas de l’Institut Mérieux écrit au Président d’une Commission du CNRS: "… Les études toxicologiques sur les animaux nous permettent de débuter dans les jours qui viennent une étude clinique en double aveugle dans le Service du Professeur L. Schwarzenberg…". Deux ans plus tard, autorisation est donnée au Professeur Laurens du Val-de-Grâce‚ de donner des doses de RLB aux praticiens ou hospitaliers qui en feront la demande. On est donc à la phase III du processus de demande d’AMM. Malheureusement l’Institut Pasteur va de de nouveau se mettre en travers, car aucune demande d’AMM n’a été déposée.

Pendant la période où l’Institut Mérieux semble ne plus s’intéresser au RLB, Beljanski contacte le Laboratoire Servier, en Décembre 1975, pour lui présenter son premier anticancéreux , le BG8 (fabriqué à partir de l’alstonine). Dès que Beljanski annonce à M. Servier que son médicament sait distinguer entre cellule cancéreuse et cellule saine, la réaction est immédiate:"mais il n’y a pas de différence entre les cellules normales et les cellules cancéreuses". Il n’y a donc même pas eu début de collaboration.
Après ces deux échecs, Beljanski se retire sous sa tente, si l’on peut dire, pour continuer ses recherches et ne pas perdre de temps avec des industriels qui semblent indécrottables ou qui ont reçu l’ordre de ne pas donner suite.

Cependant des malades ont forcé la main de Beljanski. Car un Professeur de l’Université Paris-XIII, le Professeur Nawrocki, a eu vent des recherches et des résultats de Beljanski et en a fait bénéficier un membre de sa famille en 1982. D’autre part, en 1985 un médecin de ville a entendu parler de Beljanski et de ses résultats dans un congrès de médecins en Allemagne. Le bouche à oreille se met alors à fonctionner. En 1983, Beljanski reçoit une demande pressante d’un cancéreux auquel la Faculté (qui ne peut plus rien pour lui) accorde une survie de deux à trois mois. Beljanski le traite par la flavopereirine (sous le nom de PB 100) et le sauve. En 2003, cet ex-malade a fêté ses 20 ans de survie. D’autres exemples suivent. Ces succès se sont répandus comme une traînée de poudre, et il devenait de plus en plus difficile à Beljanski de refuser son aide. Et voilà Beljanski obligé de faire ce qu’il ne voulait pas faire: produire et commercialiser (et ceci sans AMM).

Pour pouvoir continuer ses recherches après sa retraite (1988), Beljanski avait fait l’achat d’un petit pavillon à Ivry. C’est là qu’il va commencer à produire pour répondre à une demande instante. Mais un homme d’affaire, concerné par un cas dans sa famille (un enfant mort d’un lymphome) lui propose sa collaboration et lui crée un laboratoire plus important à St-Prim dans l’Isère. Mais qu’il soit bien clair: si Beljanski fait produire et vendre, ce n’est pas pour s’enrichir. Cela va l’aider à poursuivre ses recherches. Ce n’est pas avec une retraite de fonctionnaire que l’on peut financer un Laboratoire de Recherche.

BELJANSKI ET LE MONDE DE LA JUSTICE

Les hauts fonctionnaires du Ministère de la Santé connaissent très bien leur métier. En particulier, ils connaissent bien la doctrine officielle de la lutte anticancéreuse. Témoin la lettre du Ministre de la Santé, du 15 décembre 1989, en réponse à une lettre relatant la guérison d’une cancéreuse par le PB 100 (à base de flavopeirine), lettre dont j’extrais le passage essentiel: "Ce qui est reproché à M. Beljanski, ce n’est pas de faire son métier de chercheur qu’il peut bien entendu poursuivre. C’est de fabriquer sans aucun contrôle de sécurité des produits dont il refuse absolument de donner la composition, alors qu’il n’est pas pharmacien et de prescrire ses produits à des malades, fussent-ils consentants, alors qu’il n’est pas médecin. Il faut savoir que tout médicament efficace a des effets secondaires. Il n’y a aucune exception à cette règle. Il est de mon devoir de responsable de la santé publique de protéger la population vis-à-vis de ces risques".

Cette lettre devrait figurer en bonne place dans une anthologie de la cancérologie d’avant-Beljanski. Nos autorités en sont restées au dogme de la toxicié obligatoire des produits anticancéreux et refusent toute efficacité au PB100 puisqu’il n’est pas toxique. Que voilà une belle définition du mythe du poison salvateur dans toute sa splendeur (ou dans toute son horreur!)

Pour les autorités, puisque Beljanski produit et vend comme médicaments anticancéreux des produits non toxiques, c’est un escroc. D’où une première plainte du Ministère de la Santé en 1988.
Cette plainte ne donne lieu à aucune poursuite, car il faut savoir que les pharmaciens jouissaient jusqu’à fin 1992 d’un privilège ancestral, sous le nom de préparation magistrale. Tout pharmacien pouvait produire et commercialiser un médicament de son crû sans avoir à demander une autorisation de mise sur le marché, car il mettait sa réputation en jeu. Il pouvait se faire aider pour la fabrication et la commercialisation, c’est à dire créer une Société commerciale; il pouvait aussi fournir sa préparation à d’autres pharmaciens. C’est ce qu’a fait Beljanski. Tous ses produits ont été fabriqués sous l’égide d’un pharmacien, Alain Mirouze. Ils ont donc la qualification de préparation magistrale. On ne peut rien lui reprocher. Un non-lieu clôt l’affaire. Fort de ce succès, il annonce officiellement sa thérapie en Novembre 1990 dans une communication dont le titre a suggéré celui de cet article.

Mais l’industriel qui l’a aidé à monter le Laboratoire de St-Prim a décidé d’amorcer le processus de demande d’AMM. Il se met pour cela en relation avec le Professeur Jean Cahn, Directeur d’un Laboratoire intitulé "Institut de Recherche SIR International" et le charge de faire faire les essais "en double aveugle" nécessités par le dossier d’AMM. Bien entendu, les premiers résultats sont excellents. En même temps, le Professeur Cahn est en relation avec le Ministère de la Santé et le tient au courant. Dans une lettre du 15 Octobre 1992, on peut lire:"J’ai été mandaté pour entamer toutes les études prévues pour une demande d’AMM pour chacun des produits brevetés".

Les hauts fonctionnaires du Ministère de la Santé, ainsi mis au courant, n’attendent pas que les dossiers d’AMM soient constitués (ce qui prendrait encore des années) pour faire stopper le processus. Car, n’est-ce pas, on sait d’avance qu’il ne sortira rien de ces essais puisqu’il s’agit de produits non toxiques. On ne peut que s’étonner que ces fonctionnaires ne réalisent pas que, pendant près de 10 ans, de 1983 à 1992, Beljanski a soigné des centaines de malades avec ces médicaments non toxiques, et que pourtant aucun ne porte plainte…

Les suites provoquées par cette lettre d’Octobre 1992 sont décrites dans un livre traitant de l’Affaire Beljanski:
"Au moment où paraissent les résultats des expertises, on s’aperçoit tout à coup que le Pr Cahn a une très importante dette avec l’URSSAF… Une dette qui ne peut plus surseoir. Alors qu’elle traînait depuis des années, soudain plus aucun arrangement n’est possible… Le Pr Cahn va être presqu’immédiatement mis en liquidation ainsi que son Laboratoire. SIR disparaissant, le processus de demande d’AMM est aussi bloqué."

On voit que le pouvoir veut à toute force transformer Beljanski en coupable. On vient donc de l’empêcher de préparer des dossiers d’AMM. Mais il lui reste l’emploi de la préparation magistrale. Pour la lui interdire, il suffit d’en restreindre le droit d’utilisation. C’est ce qui va être fait par un article de loi introduit subrepticement dans la loi de finance rectificative du 8 Décembre 1992. Maintenant le pouvoir tient Beljanski puisqu’il n’a pas d’AMM pour ses médicaments et qu’il ne peut plus prétendre à la préparation magistrale. Une deuxième plainte est déposée début 1993 au T.G.I. de St-Etienne.

L’affaire est plaidée le 23 Mars 1994. Le Procureur, sans lire ses notes (ce qui veut dire qu’il enfreint les ordres provenant du pouvoir), prend la défense de Beljanski: "Mirko Beljanski est un biologiste réputé. Personne ne conteste la valeur de ses travaux. Le représentant du ministère public reconnaît que le biologiste n’est pas un charlatan. Il n’y a pas d’élément dans le dossier qui puisse permettre de discréditer la valeur scientifique de ses travaux… L’Etat aurait dû l’aider financièrement." (citation du Journal de la Haute Loire du 24 Mars 1994). Le Procureur demande et obtient une condamnation symbolique à une amende de 1 F, avec dispense de peine. Quelle gifle pour le Directeur Général de la Santé!

Va t-il se tenir pour battu ou va t-il déposer une troisième plainte? Car, même si Beljanski a pratiquement gagné, il n’en reste pas moins qu’il n’a pas d’AMM et qu’il ne peut plus prétendre à la préparation magistrale, comme déjà indiqué plus haut. Il faut que Beljanski se méfie, car, même s’il est impossible de remettre en cause la chose jugée, le Directeur Général de la Santé a l’air tellement monté contre Beljanski qu’il trouvera bien un moyen de déposer une troisième plainte.
Nous sommes en 1994 et il faudra attendre le 20 Juin 1996 pour le dépôt de cette troisième plainte. Pourquoi deux ans d’attente? Parce qu’il se produit un fait totalement inattendu. Quelqu’un a fait connaître au Président François Mitterand, atteint d’un cancer de la prostate avec métastases osseuses, l’existence du Pao Pereira (à base de flavopereirine) et lui a donné les références d’un médecin connaissant les médicaments Beljanski. Alors que le Président s’était même trouvé mal en Conseil des Ministres, on le voit reprendre de l’allant. Il faut dire qu’il a eu droit à un traitement royal. Beljanski a fabriqué spécialement pour lui un produit dosé à 70% (PB 800) de flavopereirine, alors que le vulgum pecus se contente de 10% ou de 30% pour des cas lourds.
Le pouvoir a donc attendu le décès du Président pour déposer la troisième plainte au T.G.I. de Créteil, profitant du fait que les doses de R.L.B. étaient fabriquées dans le petit Laboratoire d’Ivry. Ce qui s’est passé à la suite de cette troisième plainte est proprement incroyable. Les consignes données au Juge d’Instruction étaient certainement très dures, car le 9 Octobre 1996 eut lieu à St Prim une scène digne d’un (mauvais) western américain: envoi de membres du GIGN cagoulés pénétrant dans la propriété à 6 heures du matin en cisaillant la clôture, en défonçant la porte du Laboratoire, etc…Beljanski est emmené manu militari et transféré de Lyon à Créteil menotté en chemin de fer!!! Il fut mis sous contrôle judiciaire. On lui confisqua son passeport ("pour qu’il ne puisse pas faire à l’étranger ce qu’on ne veut pas qu’il fasse en France"). On lui interdit:
  • de sortir de France;
  • de parler de ses produits;
  • de publier des articles scientifiques;
  • de rencontrer des journalistes;
  • d’assister à des colloques scientifiques; etc…
Vous ne vous étonnerez pas que le stress créé par cette situation ait déclenché chez lui une leucémie myéloïde aigüe, gravissime à son âge, à laquelle il a résisté deux ans grâce à ses propres médicaments. Il est décédé le 28 Octobre 1998.
En même temps que Beljanski subissait ce traitement, le Juge d’Instruction envoyait les gendarmes chez tous les patients utilisant ces médicaments pour confisquer les produits!! Dans le mois qui a suivi, des patients, qui venaient de commencer une thérapie Beljanski de la dernière chance, en sont morts.
L’affaire s’est plaidée en Mai 2001. D’après ce qu’on peut deviner des consignes données au Parquet de Créteil, il ne faut pas s’étonner que le Procureur n’ait rigoureusement tenu aucun compte des témoins de la défense, dont j’étais, nous considérant comme des petits "rigolos" qui n’ont aucune importance. Il a été suivi par la Cour qui a prononcé des condamnations très sévères: prison avec sursis et amendes. D’où appel.
L’appel a eu lieu à Paris et s’est plaidé en Mai 2002. Les témoins ont été écoutés et entendus en ce sens que la Cour a reconnu que les produits Beljanski n’étaient pas "des produits trompeurs" comme il était indiqué dans l’acte de renvoi. De ce côté-là, nous avons gagné. Mais les condamnations ont encore été sévères bien que la prison ait été supprimée.
(Pour la petite histoire, un haut magistrat, rencontrant dans un couloir le Professeur Nawrocki lui a dit: "Je vous félicite. Ce que vous faites est remarquable…; mais il y a une pression énorme sur ce dossier". Les magistrats reconnaissent que la plainte du Ministère de la Santé n’est étayée que par des arguments fallacieux. Cela ne les empêche pas de condamner. Que devient la séparation des pouvoirs?)

CONCLUSION

Il est étrange de constater que rien n’a pu résoudre le "malentendu" entre Beljanski et les biologistes officiels. Aucun d’entre eux n’a voulu prendre connaissance des résultats de Beljanski. Et quand l’un d’entre eux veut vérifier une affirmation de Beljanski (mais sans lire la publication correspondante), il interprète mal son résultat et la "nomenklatura" biologique condamne Beljanski.
A quoi cette situation vous fait-elle penser? Evidemment au conflit entre Galilée et la Papauté.
Comment se fait-il que les tenants aveugles du dogme soient des hommes, et des femmes, faisant partie des êtres les plus intelligents, les plus cultivés, les plus rationnels de la planète? Par principe, ils ont en horreur le principe d’autorité. Et que font-ils? Exactement le contraire de ce que l’on attend d’eux: ils se soumettent d’eux-mêmes au principe d’autorité en suivant J. Monod sans discuter. Comment se fait-il qu’ils ne réalisent pas que leur comportement est l’antithèse de leurs principes?

La condamnation de Galilée a comporté:
  • une interdiction de parler du système héliocentrique;
  • une assignation à résidence.
Qu’en a t’il été pour Beljanski?
  • une interdiction totale de continuer à faire de la recherche et d’en parler;
  • une arrestation dans des conditions telles que le stress ainsi créé ne pouvait déboucher que sur un décès, vu son âge.
Actuellement, la situation est la suivante:
  • si, ayant un cancer détecté à temps, vous connaissez un médecin pratiquant la thérapie Beljanski, vous êtes certain de guérir sans subir d’effets secondaires importants (mais aussi à condition de pouvoir payer, car les gélules sont onéreux et ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale);
  • si vous ignorez la thérapie Beljanski (c’est la situation officielle actuellement), vos chances de guérison sont beaucoup plus faibles et vous subissez les effets secondaires, mais vous êtes remboursés…
Il faut aussi savoir que ces médicaments sont tellement efficaces et sans effets secondaires qu’ils sont amplement copiés de par le monde. On compte plus de 15 contrefacteurs (qui ne versent aucune redevance aux héritiers Beljanski) basés principalement autour de la France (Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Suisse, et même Autriche). Si cet article ne vous a pas convaincu de l’excellence des médicaments Beljanski, je pense que l’existence de ces contrefacteurs entraînera votre adhésion. Car on n’a encore jamais copié quelque chose qui ne marche pas.

Finalement dans le domaine de la lutte anticancéreuse, Beljanski a prouvé d’une manière définitive que:
  1. la cellule cancéreuse se différencie physico-chimiquement de la cellule saine;
  2. il existe des cancers végétaux, et ceux-ci ont la même origine que les cancers animaux;
  3. il existe des molécules naturelles anticancéreuses, non toxiques, qui proviennent du monde végétal: ce sont des alcaloïdes de la classe des b-carbolines (flavanones et flavonoïdes);
  4. il existe une molécule naturelle dans le "Gingko biloba" qui protège des effets secondaires des rayonnements ionisants.

Enfin, dans le domaine des ARN (qui ne sont pas l’objet de cet article) il a créé un petit ARN à partir de l’ARN de la bactérie Escherichia coli, qui a la propriété de provoquer la fabrication de leucocytes et de plaquettes non cancéreux, même dans le cas d’un cancer du sang.
Personne n’a fait autant que Beljanski pour résoudre le problème du cancer. En particulier personne avant lui n’avait eu l’idée de génie de s’occuper de cancer des végétaux en même temps que des cancers humains, ce qui lui a permis de trouver des molécules anticancéreuses naturelles.

M. BOITEUX peut, sur simple demande, fournir des renseignements complémentaires concernant la mise en œuvre de la thérapie BELJANSKI.ADRESSE POSTALE
Henri BOITEUX
7, avenue de Lamballe
75016 PARIS
TELEPHONES ET COURRIEL
0145274435
0683750846
henri.boiteux@wanadoo.fr

Le Chesnay, le 24 Juin 2004

Edition revue et corrigée:
Paris, le 10 Octobre 2005
Henri BOITEUX

REMARQUE IMPORTANTE:

Cet article ne prétend pas, et de très loin, présenter l’ensemble du travail scientifique de Beljanski, même dans ses implications médicales. Il ne s’agit ici que du cancer ; et encore, seuls les principes d’action de ces médicaments ont été donnés, sans entrer dans les détails cliniques.

AVERTISSEMENT:

Les informations données dans cet article sont d’intérêt général et visent à traiter un sujet de santé publique dans un but éducatif et informatif.
Il ne s’agit en aucun cas de conseils d’ordre médical ou de traitement du cancer. Les information prodiguées dans cet article ne doivent se substituer en aucun cas à ceux d’un médecin traitant.

N.B: Pour obtenir des références de médecins pratiquant la thérapie Beljanski, on peut s’adresser à NATURAL SOURCE INTERNATIONAL Ltd, 150 East – 55st Street – 2ND Floor, NEW YORK, NY 10022, USA, T:00.1.212.308.7066 (attention au décalage horaire: appeler après 15 heures – vous trouverez des secrétaires parlant français)

Internet: http://www.natural-source.com (sur ce site, il est possible de commander et de payer en dollars par carte bancaire)
E-mail: info@natural-source.com.
Cette Société fabrique et commercialise les médicaments Beljanski sous le nom de "compléments alimentaires".




QUELQUES EXTRAITS DE TEMOIGNAGE

Recueillis par le Centre d’Innovations, de Recherches et d’Informations Scientifiques [CIRIS]
16 Chemin de St-James, 17550 Dolus.
- Tél.: 05.46.75.39.75
–Internet: http://www.beljanski.com




Concerné en Mai 2000 par un lymphome folliculaire, j’ai utilisé pour me soigner les produits Beljanski commandés aux Etats-Unis en synergie avec les traitements conventionnels. Je me porte aujourd’hui très bien et je suis conscient que je reviens de loin. Par reconnaissance, je me suis rendu au Tribunal de Créteil pour soutenir nos amis du CIRIS…

M .Gilbert HUREAU
Tél.:02.43.87.42.93




Je veux, avant de terminer, vous dire que mon mari qui soigne, depuis décembre dernier, une leucémie lymphoïde chronique grâce aux produits Beljanski, a déjà une amélioration certaine de sa santé, les analyses sanguines montrant une nette diminution des lymphocytes et son état général lui permettant une activité qu’il avait quelque peu perdue…

Levallois-Perret, 16 Juillet 2001
Gisèle et Pierre PENELLE
Tél.: 01.47.57.86.81
e-mail: gp.penelle@wanadoo.fr




Quant à moi, je déclare haut et fort, que je retrouve une forme perdue depuis 1990. J’ai commencé à prendre les produits Beljanski (en provenance de Natural Source), depuis le 16 Octobre 2000 pour un cancer du sein. Je remercie de son aide l’association CIRIS, connue par une Radio libre. Grâce au médecin référent, j’ai connu une filière médicale de médecins de valeur, sachant prendre leur responsabilité, compétents, efficaces. Je suis une perpétuelle "REVOLTEE" par le comportement des hommes et des femmes, dans tous les milieux, malhonnêtes, injustes, inefficaces. Je souhaite continuer la chaîne pour faire connaître les produits Beljanski. Tant d’êtres aimés, famille et amis sont morts autour de moi, peut-être leur vie aurait été prolongée si nous avions connu les produits Beljanski plus tôt. Je vous joins un don et tous mes encouragements. Mes vœux pour vous tous, malades, ma sympathie et mon admiration pour les bénévoles…

Le 21 mai 2001
Joëlle GUIGOUREZ
Tél.: 02.35.46.80.24




Atteint d’une tumeur du cerveau inopérable et informé par un ami du CIRIS, je me suis procuré les produits Beljanski auprès de "Natural Source". J’ai commencé à les prendre à partir du 15 octobre 2000. Un mois après, j’étais dans une forme épatante et au dernier contrôle des cancérologues le 15 janvier 2001 on m’a informé que j’étais en rémission totale. En remerciements d’avoir pu, grâce à ces produits, retrouver la santé dans un temps record, j’informe autour de moi les malades…

M. BOUIN Guy
Tél.: 05.46.01.61.43




Mon chirurgien m’informe que j’avais eu un méduloblastome: une tumeur de l’enfant très rare chez l’adulte. Entre temps une amie m’avait parlé des produits Beljanski, mais je ne l’avais pas trop écoutée. Le lendemain de ma première chimiothérapie, j’ai eu une réaction très violente et une semaine plus tard une angine abominable me cloua au lit; j’avais quarante de fièvre et la sensation d’avoir des lames de rasoirs dans la gorge. Mon amie et mon entourage me rappelèrent que les produits Beljanski pouvaient aider à supporter ce genre de traitements et surtout que des médecins connaissaient ces produits et les conseillaient. Je me décidais donc à en consulter un. Il me recommanda du PAO FM, du Gingko V et du Real Build. Les autres chimiothérapies se sont bien passées et les IRM ont montré une bonne diminution de la tumeur.

Le 04.06.2001
Xavier MOURA
E mail: xmoura@club.internet.fr




J’ai eu connaissance de votre association par une amie de la région grenobloise j’ai pu ainsi contacter votre site Internet et commander directement les gélules à New York. Depuis le début du mois d’Avril, je prends tous les matins, les gélules de PAO V FM, et je dois dire que ma vie a totalement changé. Mon histoire est longue, j’ai fait un cancer du sein gauche en 1990, j’ai été opérée et j’ai eu de la radiothérapie. Puis tout allait bien jusqu’en 1997, où l’on m’a découvert lors d’une mammographie, une récidive de ce cancer, j’ai eu plusieurs interventions, avec chimiothérapie, mais ce cancer est particulièrement tenace et virulent; depuis 1 an, j’ai subi 4 traitements de chimiothérapie qui se sont révélés inefficaces. Les produits Beljanski étaient ma dernière chance: j’ai voulu essayer, alors que je ressentais une fatigue "épuisante". Je suis toujours sous chimio, mais je dois dire que depuis un mois, j’ai retrouvé une vie tout à fait normale. Je travaille, je sors à nouveau, et j’ai une "pêche d’enfer". Par votre intermédiaire, je remercie tous ceux qui travaillent pour cette recherche.

Le 31.05.2001
M. E. ROUTHIER
Tél.: 05.90.25.93.30




En Juillet 2000 on m’a diagnostiqué une forme grave de cancer de l'intestin. Les spécialistes m’avaient donné 3 mois de survie. J’ai utilisé l’ensemble de la gamme des produits "Beljanski" (USA) associés avec quelques traitements conventionnels. Aux dernières analyses, je n’aurais plus de traces de mon cancer.

Le 04.07.2001
M. Jean-Paul LEPERLIER
Tél.:02.35.30.59.73




Malade qui avait été condamnée: cancer du sein et du foie. Quant à moi, mes analyses de sang pour les marqueurs CA 15/3 (cancer du sein) ont beaucoup diminué, de 325 en février 2000, ils sont de 1 en juin 2001. Je ne peux que vous remercier de votre aide et vous encourager dans votre combat.

Mme BENET
Principauté d’Andorre




Tumeur cérébrale (traitée depuis avril 2001 par PAO V FM + GINGKO V): depuis que je prends les produits Beljanski, je n’ai plus de douleurs, de maux de tête, l’œdème s’est pratiquement résorbé et beaucoup d’effets secondaires ont disparu. Sachez que j’ai très prochainement une nouvelle séance de chimiothérapie et qu’à chaque fois que j’ai pris des produits Beljanski, cette dernière s’est déroulée sans douleur et sans nausées, en deux mots sans problème.

Le 09.07.2001
Christian GEORGEON
Tél.: 01.43.08.57.99
E mail: christiangeorgeon@wanadoo;fr


L'AVENIR DE LA VIE SUR LA TERRE

Compte-rendu d'une conférence d'Hubert Reeves
Les entretiens de Saint Césaire du 4 juillet 2006

5 juillet 2006.
Cette conférence, très applaudie par un public nombreux et enthousiaste, s'est tenue dans le cadre des "Entretiens de Saint Césaire"
(A suivre)


Lettre à mon amie Michelle qui veut acheter un ordinateur
(Conseils pour débutants utilisant un ordinateur PC)

8 septembre 2006.

Bien qu'elle n'ait pas de chat (allusion musicale uniquement destinée aux personnes de ma génération, les plus jeunes pouvant penser à tort qu'il s'agit de "chater" sur internet), ma vieille amie Michelle existe bel et bien et elle projette depuis longtemps l'achat d'un ordinateur. Je sais qu'elle serait alors confrontée aux problèmes que j'ai connu quand j'ai débuté dans l'informatique. Aussi ai-je décidé de lui écrire cette lettre pour lui donner quelques indications, fruit de l'expérience acquise après tous les déboires initiaux d'un "informatisé" de fraîche date, seul face à une machine rébarbative et rétive. Je crains que mon amie Michelle n'achète jamais l'ordinateur dont elle parle depuis si longtemps et qu'elle n'ait jamais recours à mes conseils. Cependant j'espère que quelqu'un d'autre, se trouvant dans une situation similaire, un jour en profitera. Car ces conseils, pour élémentaires qu'ils soient, sont ceux qui manquent le plus aux débutants; or ils ne leur sont pas toujours prodigués par des enseignants qui les omettent parce qu'ils les jugent évidents.

Les avis tendant à améliorer l'exposé ci-après seraient les bienvenus.


Ma chère Michelle,

Mon but n'est pas de te dévoiler tous les secrets de l'informatique. Ce serait bien prétentieux de la part d'un néophyte qui a eu son premier contact avec un ordinateur passé l'âge de la retraite et qui en serait d'ailleurs tout à fait incapable! Mon objectif, bien plus modeste, est de t'aider dans tes premiers pas dans cet univers si déroutant pour qui s'y plonge sans bénéficier de l'aide d'un ange tutélaire compétent et disponible, prêt à accourir au premier appel au secours. Cette antichambre du paradis informatique n'est, j'imagine, pas le lot de tout le monde et tu risques, comme moi en son temps, de te heurter, seule face à la redoutable machine, à des difficultés fort décourageantes. C'est pour adoucir ce purgatoire que je t'écris cette lettre.
Si tu te décides à sauter le pas, je pense que ton nouvel outil te servira surtout à écrire ton courrier, à surfer sur internet, à envoyer des courriels à ta fille et à recevoir les siens avec les photos de ton petit-fils en pièces jointes.
Tu pourras donc faire l'impasse sur les innombrables autres possibilités offertes par cette machine magique et te contenter de l'achat d'un ordinateur basique et peu onéreux car tu n'auras besoin ni d'une mémoire gigantesque, ni d'un micro-processeur ultra-rapide.
Je pense que tu achèteras un ordinateur PC fonctionnant sous Windows XP (c'est le nom du logiciel de Microsoft, appelé "système d'exploitation", qui dirige l'ordinateur); c'est le plus courant. Dans ce cas, il te suffira d'apprendre les rudiments du traitement de texte Works et les techniques d'utilisation d'internet et de la messagerie (bien qu'il y en ait d'autres, je ne te parlerai que d' Outlook Express que je connais pour l'utiliser journellement).
Je vais t'indiquer les techniques élémentaires qui te permettront de faire fonctionner facilement cet engin parfois récalcitrant si l'on ne connaît pas les procédures qu'il affectionne. Quant à sa mise en route et la connexion à un fournisseur d'accès internet (FAI), tu demanderas au vendeur de l'appareil de l'assurer, notamment de mettre sur le bureau les icônes les plus utiles ("mes documents", "mes images", le fournisseur d'accès internet, le "poste de travail", le "panneau de configuration", le "défragmenteur de disque", la "corbeille" ...) puis de te montrer comment l'on clique avec la souris pour ouvrir les dossiers et les fichiers et lancer les programmes.
Je te conseille de choisir un accès à internet à haut débit (ADSL), en évitant les très hauts débits qui coûtent plus cher et ne te seraient d'aucune utilité pour l'usage que tu en feras.
En revanche, il est indispensable de charger un anti-virus dans l'ordinateur: il en existe de gratuits qui fonctionnent très bien et qui se mettent à jour quotidiennement, dès que tu lances l'engin à la conquête d'internet.

Vocables de base et procédures élémentaires

Pour bien comprendre ce qui est exposé ci-après, souviens-toi que:
  • le "pointeur" est la petite flèche qui se déplace sur l'écran en suivant les mouvements de la souris; cette flèche prend la forme d'un I majuscule quand elle passe sur un texte. "Pointer" quelque chose sur l'écran, c'est amener dessus le pointeur, sans autre action;

  • "cliquer", c'est enfoncer et relâcher rapidement le bouton gauche de la souris, ce qui déclenche la "commande" d'une opération;

  • "double-cliquer" c'est appuyer deux fois rapidement sur le bouton gauche. Cette action amène l'ouverture de l'application sur laquelle on clique: on voit souvent apparaître un petit logo en forme de sablier à côté du pointeur qui indique que l'ordinateur travaille;

  • "cliquer-droit" est la même manœuvre que le "clic" mais avec le bouton droit de la souris;

  • un "dossier" est un espace délimité dans la mémoire de l'ordinateur, qui porte un nom et qui peut contenir d'autres dossiers, des fichiers et des programmes;

  • un "registre" est un dossier général qui contient des sous-dossiers: par exemple, les registres "mes documents", "mes images", "mes vidéos", "ma musique" etc...

  • un "fichier" est un espace délimité dans la mémoire de l'ordinateur, qui porte un nom spécifié par une extension (voir plus loin) et qui contient des informations: des textes, des programmes, des photos, des images, des vidéos, du son etc...

  • un "programme" est un logiciel qui fait fonctionner l'ordinateur pour effectuer une série de tâches précises (par exemple un logiciel pour graver des disques ou pour modifier des photos);

  • une "fenêtre" est la visualisation sur l'écran de l'ordinateur du contenu d'un dossier, d'un fichier ou d'un programme. Elle peut prendre tout ou partie de cet écran, on peut modifier sa dimension et la déplacer sur l'écran. Il est également possible d'en superposer plusieurs sur l'écran puis de les faire réapparaître en fermant celles qui les recouvrent;

  • un "lien": lorsque la flèche du pointeur est remplacée par l'image d'une petite main, cela indique que l'on est sur un "lien": un clic sur ce lien ouvre une nouvelle fenêtre sur une autre page dans le fichier ou dans un autre fichier ou dans un autre site internet;

  • le "sablier": lorsque l'image d'un sablier apparaît sur l'écran, cela indique que l'ordinateur travaille; il est préférable, mais non indispensable, d'attendre que le sablier disparaisse pour cliquer une nouvelle commande;

  • le "bureau", c'est la fenêtre d'accueil qui apparaît dès la mise en route de l'ordinateur: il affiche le bouton "démarrer" et la barre des tâches (la barre bleue en bas de l'écran) ainsi qu'un certain nombre d'icônes facultativement choisies par l'utilisateur. La barre des tâches affiche de petites icônes dédiées à des tâches variées: à gauche, dans la "zone de lancement rapide", on trouve en particulier une icône vers le bureau et à droite, dans la "zone de notification", on trouve d'autres fonctions (indiquées dans des "info-bulles" en pointant les icônes); à l'extrême droite , l'heure est inscrite (en mettant le pointeur, sans cliquer, sur l'heure, la date s'inscrit). La partie centrale de la barre des tâches est réservée aux "boutons de fenêtre" matérialisant les dossiers et fichiers ouverts;

  • un "bouton" est une image de forme variée (généralement rectangulaire comme dans la barre des tâches, carrée comme dans la barre de titre, ou encore circulaire ou ovale) qui permet par un clic d'activer une "commande" pour mettre en route un processus; il contient souvent une signalisation écrite et, en le "pointant", on ouvre un cadre (appelé "info-bulle") qui indique pendant quelques secondes son nom ou sa fonction;

  • une "icône" est un logo qui permet, par un clic, l'accès direct à un document, un fichier ou un programme. Si une icône n'est pas accompagnée d'un titre, (par exemple celles de la barre d'outils et de la barre des tâches) la "pointer" (c'est à dire amener dessus le pointeur, sans cliquer), ouvre une "info-bulle" qui affiche sa fonction;

  • "nettoyer le bureau" c'est y supprimer les icônes qui ne servent pas ou trop peu, pour plus de clarté;

  • le "curseur" est la petite barre verticale qui clignote à l'endroit où tu peux écrire sur l'écran;

  • "glisser-déposer", permet de déplacer l'icône (ou la ligne d'une liste) d'un programme, d'un dossier ou d'un fichier en cliquant dessus sans relâcher le bouton gauche de la souris: l'icône suit le déplacement de la souris. Il est ainsi possible de déplacer les icônes sur le bureau, mais aussi de faire entrer un fichier ( ou un dossier) dans un dossier, de changer l'ordre de classement des icônes dans un dossier, etc.;

  • un "menu déroulant" est une fenêtre qui apparaît après un clic sur une commande, par exemple un des menus de la barre des menus ("Fichier", "Edition", "Affichage", etc.) ou un clic sur le bouton "démarrer". Il contient une liste de programmes permettant la mise en œuvre de diverses fonctions; un clic à côté de la liste la referme;

  • un "menu contextuel" est une fenêtre qui apparaît après un clic-droit et qui contient une liste de programmes permettant des actions particulièrement adaptées au contexte de l'application en cours;

  • une "commande" est ce qui est proposé par chaque ligne d'un menu déroulant ou par un bouton et qui active une fonction par un clic;

  • "inactive": lorsque, dans un menu, une ligne est inscrite en gris (au lieu de noir), c'est que la commande concernée est inactive dans la configuration actuelle; pour fermer la fenêtre d'un menu déroulant ou contextuel, il suffit de cliquer n'importe où à côté de cette fenêtre;

  • une "boîte de dialogue" est une "fenêtre active" possédant une barre de titre bleue (il est possible de choisir une autre couleur, le bleu est la couleur "par défaut") indiquant sa fonction et qui permet de donner des instructions à l'ordinateur lorsqu'elle s'ouvre au cours de certains processus;

  • "sélectionner" c'est mettre en "surbrillance" (faire devenir bleu) la partie (texte ou image) concernée, soit en cliquant dessus (pour une icône ou une ligne de programme), soit en balayant un texte avec le pointeur, sans relâcher le bouton gauche de la souris. Un clic n'importe où à côté du bleu annule la sélection.
    Dans une liste ou un ensemble d'icônes il y a quatre possibilités:
    1. pour sélectionner un groupe d'éléments contigus, cliquer sur le premier élément puis garder enfoncée la touche majuscule du clavier et cliquer sur le dernier: tout l'ensemble entre les deux clics est sélectionné;
    2. pour sélectionner des éléments séparés, garder enfoncée la touche Ctrl du clavier et cliquer sur chacun des éléments choisis: ils se sélectionnent les uns après les autres;
    3. pour sélectionner toute la liste, cliquer sur "Sélectionner tout" dans le menu déroulant "Edition" ou dans un menu contextuel obtenu par un clic-droit;
    4. pour sélectionner la presque totalité d'une liste, sélectionner le ou les éléments à éliminer, puis cliquer sur "Inverser la sélection" dans "Edition" (si cette option est disponible; il arrive qu'une fonction absente des menus déroulants se trouve dans un menu contextuel ou l'inverse);

  • erreur de clic: si un double-clic pour ouvrir un fichier ou un dossier est raté (en général à cause d'un espacement trop long entre les deux clics), que l'ouverture ne se fait pas et que l'élément en surbrillance bleue est accompagné, à droite, d'un curseur clignotant, il faut annuler l'opération en cliquant à nouveau n'importe où. En effet, le curseur clignotant indique que l'ordinateur attend un nouveau nom;

  • "supprimer les pressions": un ordinateur portable ne possède pas de souris (bien qu'il soit possible d'en connecter une sur un des ports de l'ordi, par exemple le "port USB"). Pour déplacer le pointeur on fait glisser un doigt sur le "touch-pad", la grande touche carrée se trouvant au milieu et en avant du clavier; sous le touch-pad se trouvent deux touches plus petites, une à gauche pour cliquer et une à droite pour le clic-droit. Une pression assez forte sur le touch-pad déclenche un clic; néanmoins, sur certains appareils, cette fonction est trop sensible et on subit des clics intempestifs très gênants. Pour pallier à cet inconvénient, on peut la désactiver: pour cela, il faut cliquer, dans la "zone de notification" de la barre des tâches, à droite, sur le petit logo rectangulaire (avec un disque au milieu) intitulé "dispositif de pointage"; dans la liste qui s'ouvre, cliquer sur "supprimer pressions". La fonction clic du touch-pad est annulée et il faut alors se servir de la touche de gauche pour cliquer;

  • "créer" un dossier ou un fichier c'est mettre en place un nouveau dossier ou fichier, en lui donnant un nom et en lui assignant un emplacement dans l'ordinateur. Pour cela, il faut soit cliquer sur "Nouveau", dans le menu déroulant de "Fichier" puis choisir dans la liste proposée l'élément que l'on veut créer; soit cliquer sur "Créer un nouveau dossier (ou fichier)" dans le menu "Gestion des fichiers" (colonne bleue, à gauche);

  • les "extensions" de fichiers: les noms des fichiers se terminent toujours par un point suivi de 3 lettres. Ces lettres (appelées "l'extension" du fichier) caractérisent le type de fichier dont il s'agit: par exemple, ".wps" pour un fichier de traitement de texte "works", ".txt" pour un fichier texte, ".jpg" pour un fichier image (une photo, un dessin, etc.), ".htm ou html" pour un fichier internet, ".exe" pour un fichier contenant un programme. Dans ce dernier cas, je te conseille de ne pas ouvrir à l'aveuglette un tel fichier, car il peut lancer l'exécution d'un programme: comme il arrive que de tels fichiers se téléchargent à ton insu sur internet, ils peuvent mettre dans ton ordi un programme dont tu ne veux pas et qui peut contenir un virus. Il est préférable de ne pas ouvrir des fichiers.exe à moins d'être sûr de ce que l'on fait;

  • "ouvrir" un dossier ou un fichier, c'est faire apparaître sur l'écran la fenêtre affichant le contenu de ce dossier ou fichier, soit par un double-clic sur son nom ou son icône, soit en cliquant sur la commande "ouvrir" dans le menu déroulant de "Fichier" de la barre des menus, après que ce dossier ou ce fichier ait été sélectionné par un simple clic;

  • une "application": tout fichier, tout programme ouverts est une "application" en cours d'exécution qu'il est préférable de fermer avant d'arrêter l'ordinateur;

  • ouvrir les listes de dossiers: dans une liste de dossiers, le signe plus (+), à gauche du nom d'un dossier, indique qu'il contient des sous-dossiers: en cliquant sur le (+), les sous-dossiers s'affichent et le (+) devient (-);

  • "fermer" un dossier, un fichier ou n'importe quelle autre application, c'est couper la communication entre la mémoire de l'ordinateur et l'écran: sa fenêtre se ferme et, pour la faire réapparaître, il faut "l'ouvrir" à nouveau. A ne pas confondre avec "réduire": dans ce cas la fenêtre disparaît et semble fermée; en réalité il s'agit d'une mise en attente et un clic sur son bouton dans la barre des tâches la rappelle à l'écran. Pour "fermer", on peut soit cliquer sur le bouton "Fermer" (croix blanche sur fond rouge, en haut et à droite de la barre de titre), soit, dans le menu déroulant "Fichier" (ou un menu contextuel), cliquer sur "Fermer" ou "Quitter" (les deux termes sont employés par l'ordinateur);

  • "réduire" une fenêtre affichée sur l'écran, c'est la faire quitter l'écran en la mettant en attente, sans la fermer: la fenêtre disparaît mais un simple clic sur le bouton de la barre des tâches portant son nom la fait réapparaître. Pour réduire une fenêtre, il faut cliquer sur le bouton à droite de la barre de titre portant un signe moins (-) blanc sur fond bleu ou, par une autre voie, cliquer sur son bouton de fenêtre de la barre des tâches; d'une autre façon encore, "un clic", n'importe où en dehors d'une fenêtre qui ne remplit pas totalement l'écran, la "réduit": elle quitte l'écran sans que l'application en cours soit fermée et un "clic" sur son bouton dans la barre des tâches la "restaure" (elle revient à l'écran);

  • "copier-coller" c'est l'opération qui consiste à faire une copie de ce que l'on a sélectionné (un texte, une image, un dossier, un fichier) puis à la recopier (coller) dans un autre endroit: un autre fichier, un autre dossier ou un autre support, par exemple une clé USB. Les commandes Copier et Coller se trouvent dans le menu déroulant Edition ou dans un menu contextuel (obtenu par un clic-droit). Dans certains programmes, on trouve des icônes "copier", "couper" et "coller" dans la barre d'outils;

  • "couper-coller" permet, dans un texte, de sélectionner un membre de phrase puis, en cliquant "Couper" dans Edition, de le faire disparaître; on place ensuite le curseur au nouvel endroit choisi et, en cliquant "Coller", on fait réapparaître le texte à cet endroit. C'est très utile pour remanier un texte;

  • "sauvegarder" ou "faire une sauvegarde" c'est copier des documents sur un support extérieur autre que le disque dur de l'ordinateur, autrefois sur une disquette, maintenant le plus souvent sur un CD ou un DVD que l'on "grave" ou encore, pour une sauvegarde temporaire, dans une clé USB;

  • "graver" c'est imprimer des informations contenues dans l'ordinateur sur un disque (CD ou DVD). Pour cela, on utilise un logiciel spécifique, par exemple "Nero burning ROM" ou "Nero express" ou le logiciel inclus dans windows XP ("Copier les éléments vers le CD") et que l'on trouve dans "Gestion des images" (colonne bleue à gauche de la fenêtre d'un dossier);

  • "configurer", c'est donner des instructions de fonctionnement à l'ordinateur; le système d'exploitation "windows XP" gère "par défaut" toutes les fonctions configurables, c'est-à-dire que, sans instructions particulières de la part de l'utilisateur, il travaille selon les données des concepteurs: dans un premier temps, je te conseille d'en rester là;

  • "défragmenter" c'est mettre en route le "défragmenteur de disque": afin de faciliter le travail de l'ordinateur, ce programme regroupe automatiquement les données des fichiers qui peuvent être dispersées dans la mémoire du disque dur;

  • le "système d'exploitation" est le logiciel qui fait fonctionner les ordinateurs. Le système d'exploitation est aussi appelé "l'OS", pour "operating system";

  • le "navigateur web" ou "navigateur internet" ("browser" en anglais) est le logiciel qui permet de consulter le Word Wide Web, l'ensemble des sites internet. De là proviennent les "www." qui précèdent l'adresse d'un site web; "http://", présent avant les "w" indique le "protocole de communication" qui spécifie les règles pour communiquer sur le web. Tu utiliseras sans doute "Internet Explorer" le navigateur de Microsoft déjà installé sur les ordinateurs PC avec le logiciel Windows XP (fin 2006, la dernière version est Internet Explorer 7);

  • les "cookies" sont de petits programmes non apparents qui sont implantés à ton insu dans la mémoire de l'ordi lors de connexions à internet et qui stockent des informations concernant les visites à des sites web (date, lieux de visite sur le site, etc...) afin de permettre une meilleure adaptation du site visité aux habitudes de navigation de l'internaute. Il est possible de configurer l'ordinateur pour bloquer les cookies. J'ai essayé puis abandonné car je n'avais plus accès à mon site de banque qui ne voulait pas fonctionner sans les cookies. Il faut se faire une raison et accepter d'être éventuellement espionné (c'est la sensation désagréable que l'on peut avoir);

  • "la corbeille" est un dossier de l'ordinateur qui reçoit tout ce qui est supprimé. On peut restaurer (retrouver l'état initial) ou supprimer tout ou partie du contenu de la corbeille. Pour cela, après avoir ouvert la corbeille en cliquant sur son icône, il suffit de cliquer sur "restaurer" ou "vider la corbeille".

  • un "bogue" est une malfaçon dans un logiciel qui peut entraîner un dysfonctionnement de l'ordinateur, voire son "plantage". Lorsque l'ordi est "planté", tout se bloque et les commandes ne répondent plus. Pour t'en sortir tu peux essayer:
    1. d'appuyer simultanément sur 3 touches du clavier: [Ctrl] et [Alt] avec deux doigts de la main gauche et [Suppr] avec la main droite;
    2. si ça ne marche pas après quelques essais, tu peux enfoncer (en te servant éventuellement d'un crayon) le petit bouton de re-initialisation se trouvant sous la touche de mise en marche, s'il existe;
    3. tu peux aussi essayer un appui long sur la touche de mise en marche;
    4. si tu n'arrives à rien , coupe le courant: monsieur Windows n'appréciera pas et rouspétera au démarrage suivant car il n'aura pas pu mettre ses petites affaires en ordre avant de s'arrêter. Néanmoins, surtout si tu n'as pas une foule d'applications ouvertes, il se débrouillera finalement très bien et tout rentrera dans l'ordre.

  • Pour te détendre un peu, clique sur le lien ci-après: "le premier bogue"; tu reviendras ensuite en arrière pour continuer (en cliquant sur le bouton "Précédente", la flèche blanche dans un disque vert, en haut et à droite de la page).


Pour te familiariser avec tous les termes informatiques dont je viens de t'abreuver, je te conseille, ma chère Michelle, de les lire et relire tranquillement pendant quelques jours pour bien t'en imprégner avant d'aller plus avant et de passer aux exercices pratiques.
Ensuite, en lisant ce qui suit tu effectueras les opérations au fur et à mesure sur ton nouvel ordinateur. Tu observeras alors concrétement ce qui se passe. Et, j'en suis sûr, tout ira pour le mieux!
Si, d'aventure, tu rencontres des obstacles insurmontables, c'est peut-être que je me serais mal exprimé ou tout simplement trompé. Je compte sur toi pour rétablir la situation et me faire part de la nature des problèmes!



Le bureau et les icônes

A la mise en marche, l'ordinateur affiche le "bureau", fenêtre colorée qui remplit tout l'écran et qui peut être une photo de ton choix: c'est la "page d'accueil" de la machine. Sur ce bureau il y a généralement quelques "icônes", choisies par l'utilisateur; ce sont de petits logos sur lesquels on double-clique pour un accès direct aux "dossiers" ou aux "programmes" représentés par ces icônes.
Pour déplacer une icône sur le bureau, il faut cliquer sur son logo, en maintenant enfoncé le bouton gauche: l'icône suit le déplacement de la souris.
Si le vendeur de ta machine ne l'a pas fait, voici comment créer une icône "DOCUMENTS" qui permettra d'ouvrir directement le registre du même nom contenant tous les dossiers existants:
  • Créer un raccourci :
    l'opération consiste à "installer un raccourci" sur le bureau qui sera matérialisé par une icône nommée "DOCUMENTS". Pour cela tu cliques sur le "bouton" "démarrer" (petit rectangle vert, en bas et à gauche de l'écran), ce qui ouvre le "menu démarrer"; dans le menu déroulant qui apparaît, tu sélectionnes "mes documents" en amenant dessus le "pointeur" jusqu'à ce que la ligne correspondante devienne bleue. Une fenêtre va s'ouvrir automatiquement contenant une nouvelle liste de programmes; dans cette liste tu fais glisser le pointeur sur "DOCUMENTS" qui devient bleu (il est "sélectionné"); tu cliques avec le bouton droit de la souris, ce qui ouvre une fenêtre (contenant une liste appelée "menu contextuel") où, avec le pointeur, tu sélectionnes "Envoyer vers": la ligne devient bleue et tu glisses vers la droite pour ouvrir la fenêtre suivante indiquée par la petite flèche blanche sur fond bleu figurant à côté de "Envoyer vers"; dans cette nouvelle fenêtre, tu sélectionnes "Bureau (créer un raccourci)" et tu cliques dessus. Tu peux maintenant fermer la liste des programmes (en cliquant n'importe où en dehors de son cadre) et l'ordinateur affiche le bureau où figure maintenant une icône nommée "Raccourci vers documents".

  • Renommer l'icône :
    pour simplifier, tu vas supprimer "Raccourci vers". Pour cela, tu cliques sur cette icône avec le bouton droit et, dans le menu qui s'affiche, tu cliques sur "Renommer": le cadre contenant le nom de l'icône devient bleu (avec le curseur qui clignote à droite) et, sans toucher la souris, tu tapes le nouveau nom sur le clavier, ici: DOCUMENTS. Pour valider ce nouveau nom, tu cliques n'importe où à côté du cadre où tu viens d'écrire.

  • Les icônes du bureau et la barre des tâches :
    maintenant tu n'auras plus besoin d'ouvrir le "menu démarrer", tu cliqueras directement sur l'icône "DOCUMENTS" pour ouvrir le registre "DOCUMENTS" et avoir accès aux dossiers qu'il contient.
    De la même façon tu pourras mettre sur le bureau une icône pour le registre "mes images" où tu mettras tes photos classées dans différents dossiers que tu créeras selon les besoins.
    Tu pourras mettre mettre également des icônes pour appeler les tâches que tu utiliseras le plus souvent.

  • Le menu "démarrer" :
    le bas de l'écran du "bureau" est constitué par une bande bleue, la "barre des tâches" où s'inscrivent les noms des dossiers et fichiers ouverts. Le coin gauche est occupé par le bouton "démarrer" ( le rectangle vert): en cliquant dessus tu ouvres le "menu démarrer" contenant la liste des programmes et des dossiers et où figure également le bouton "Arrêter l'ordinateur". Dans l'utilisation simplifiée que je te propose, tu n'auras que rarement l'occasion d'utiliser ce "menu démarrer", sauf pour arrêter l'ordinateur.
RAPPEL - "Sélectionner": n'oublie pas ce terme qui reviendra souvent. Ce qui est sélectionné devient bleu (c'est la mise en surbrillance), ce peut être un texte, un dossier, un fichier, une icône; parfois la surbrillance est automatique en amenant le pointeur dessus (cela s'appelle "pointer"), parfois il faut cliquer pour l'obtenir. Pour la supprimer, il suffit de cliquer n'importe où, à côté.
Une astuce pour sélectionner partiellement une longue liste où l'on veut écarter seulement quelques éléments: on sélectionne les éléments que l'on ne veut pas garder, puis, dans "Edition", on clique sur "Inverser la sélection".
Il existe une option qui permet de sélectionner dossiers et fichiers seulement en les "pointant"; au lieu du double-clic, un simple clic permet alors d'ouvrir l'application. Après l'avoir essayée, je te déconseille cette option.

Le pilotage de l'ordinateur

Maintenant quand tu allumes ton ordinateur, après que Windows se soit chargé et ait affiché pendant quelques instants: "Bienvenue" (on se sent réconforté!), ton écran affiche le bureau où tu as installé une icône "DOCUMENTS".
  • La barre de titre :
    tu double-cliques sur cette icône et la fenêtre du dossier "DOCUMENTS" s'ouvre qui, en principe, occupe tout l'écran. Elle affiche tous les documents qui y sont contenus, sous forme d'une série d'icônes ou d'une liste (selon ton choix, tu verras cela plus loin). Le haut de cette fenêtre est constitué d'une barre bleue, la "barre de titre", qui contient à gauche, le nom du document précédé d'une icône indiquant la nature de ce document (dossier, fichier texte, fichier image, fichier internet etc.) et à droite trois "boutons" très utiles (deux carrés bleus et un carré rouge entourés d'un liseré blanc).
    Le bouton de droite (bouton "fermer") contient une croix blanche sur fond rouge qui, lorsque l'on clique dessus, ferme "l'application" en cours (dossier, fichier ou programme); le bouton du milieu (bouton "agrandir") contient soit un petit dessin carré et dans ce cas l'affichage ne remplit pas entièrement l'écran, soit deux petits dessins superposés et dans ce cas l'affichage est plein écran; on passe de l'une à l'autre position, en cliquant sur le dessin. Le troisième bouton, à gauche, (bouton "réduire") contient le signe moins (-) blanc sur fond bleu: en cliquant dessus, on "réduit" la fenêtre du dossier ou du fichier (il est ainsi mis en attente sans être fermé): il disparaît de l'écran et son nom reste apparent dans un "bouton de fenêtre" dans la "barre des tâches", la bande bleue en bas de l'écran dont j'ai déjà parlé plus haut; en cliquant sur ce bouton on rapelle la page à l'écran dans son état précédent.

  • La barre des menus :
    sous la barre bleue supérieure, se trouve une barre grise: la "barre des menus" où est inscrit: "Fichier, Edition, Affichage, Favoris, Outils, ?"; en cliquant sur un de ces mots, on ouvre un "menu déroulant" qui permet un certain nombre d'actions spécifiques; en cliquant sur "?" on est dirigé sur l'aide, notice interne censée apporter des renseignements sur le fonctionnement de l'ordinateur.

  • La barre d'outils :
    la deuxième barre grise, deux fois plus large que la précédente, est la barre d'outils. Elle comporte, à gauche, une flèche blanche dirigée vers la gauche, placée au centre d'un disque; si la fonction est active, le disque est vert: en cliquant dessus, on revient à la page précédente. A côté figure une flèche dirigée vers la droite: si son disque est vert, en cliquant dessus, on revient à la situation initiale. Lorsqu'il n'y a rien avant ou après ce qui est affiché à l'écran, les flèches sont inactives et leur disque est gris.
    Vers la droite, on trouve ensuite une série de logos: en cliquant dessus on accède immédiatement à certaines fonctions sans passer par la barre des menus (par exemple "Imprimer", "copier", "coller" etc...). En amenant le pointeur sur ces logos (sans cliquer), leur fonction s'affiche en dessous dans un petit cadre (appelé "info-bulle"). On y trouve aussi l'outil de recherche (une loupe accompagnée de "Rechercher"): en cliquant dessus, la colonne verticale bleue occupant la gauche de l'écran change et donne la possibilité d'effectuer des recherches sur le disque dur pour trouver par exemple un dossier ou un fichier. En cliquant à nouveau sur "Rechercher", la colonne bleue revient à "Gestion des fichiers".

  • La barre d'adresses :
    en dessous, enfin, se trouve une barre blanche, la "barre d'adresse", contenant l'adresse du dossier ou du fichier figurant sur l'écran. Cette adresse comporte à droite un petit logo, indiquant la nature du document ouvert, puis le nom du disque dur, enfin la cascade de dossiers jusqu'au dossier ou fichier ouvert.
    Ainsi, j'ai sous les yeux l'adresse du fichier sur lequel je suis en train de travailler:
    d'abord un petit logo où figure un gros "e" bleu qui indique qu'il s'agit d'un document internet; puis C:\ (le nom du disque dur) puis Mes documents\DOCUMENTS\FORUM17\page6.htm, ce qui montre la cascade de dossiers jusqu'au fichier affiché à l'écran: d'abord le registre "mes documents" contenant le sous-registre "DOCUMENTS", contenant lui-même le dossier "FORUM17" où se trouve le fichier "page6.htm" qui est la page n°6 du site internet.
    Il est à noter que les séparations entre les éléments de l'adresse ordinateur sont des anti-slash (\) et non des slash (/) comme dans les adresses internet.
    Il est possible de modifier cette adresse. Dans l'exemple ci-dessus, si je modifie l'adresse en supprimant "page6.htm" et en cliquant sur OK, l'ordinateur ferme le fichier et ouvre le dossier FORUM17 qui est devenu le dernier élément de l'adresse. Si j'efface la barre d'adresse pour y mettre seulement FORUM17, l'ordinateur retrouve le dossier, bien que je n'ai pas donné l'adresse complète.

  • Cocher des options :
    lorsque tu "ouvres" un dossier, un bouton portant le nom de ce dossier apparaît dans la barre des tâches et sa fenêtre s'ouvre sur l'écran qui affiche alors son contenu, sous forme de logos ou de liste écrite: tu peux choisir entre une liste écrite ou différents types de logos appelés "Miniatures", "Mosaïques" ou "Icônes" que tu peux activer en "cochant" ton choix dans le menu "Affichage" de la barre des menus. Lorsque tu cliques sur l'option choisie, par exemple "liste" ou "icône", un petit rond noir apparaît au début de la ligne et l'option "liste" ou "icône" est "cochée", ce qui signifie qu'elle est activée et qu'elle restera en mémoire. Dans d'autres circonstances, l'ordinateur peut demander de cocher une option en cliquant dans un petit carré, à gauche de l'option à valider ou non. Un clic dans le carré fait apparaître un signe ressemblant à un accent circonflexe à l'envers: l'option est activée. Un nouveau clic dans le carré fait disparaître le signe: l'option est inactivée.

  • Les barres de défilement :
    dans ce dossier que tu viens d'ouvrir, en double-cliquant sur un logo (ou une ligne de la liste), tu ouvres le sous-dossier ou le fichier correspondant. Si c'est un fichier, l'écran affiche le contenu du fichier (texte, images, vidéos, etc...) ainsi qu'un bouton dans la barre des tâches portant le nom de ce fichier. Si ce fichier est important, il ne peut être lu en une fois sur l'écran. Dans ce cas, il apparaît à la droite de l'écran une barre verticale gris clair contenant un curseur bleu (appelé "ascenseur"); c'est la "barre de défilement" qui permet de lire successivement toutes les pages du fichier: un clic dans la partie grise de la barre, sous le curseur, fait défiler le texte jusqu'à la page suivante. Un clic au dessus fait remonter à la page précédente. Un clic sur la petite flèche en bas de la barre de défilement fait avancer de quelques lignes et la petite flèche tout en haut fait l'inverse. Certaines souris possèdent une molette qui permet également de faire défiler le texte.
    La longueur du rectangle bleu constituant le curseur est fonction du nombre de pages à faire défiler: s'il y a peu de pages, le rectangle bleu est très long; s'il y en a beaucoup, il est d'autant plus petit qu'il y a de nombreuses pages à faire défiler.
    Dans le cas où le fichier ne rentre pas en largeur sur l'écran, une barre de défilement horizontale apparaît en bas de l'écran: elle fonctionne de la même façon que l'ascenseur, mais de gauche à droite et de droite à gauche. Il est important de vérifier la présence de cette barre de défilement horizontale car des parties de la fenêtre affichée sont parfois cachées sans que l'on y prenne garde.

  • Déplacer les fenêtres :
    il est possible de déplacer la fenêtre d'un fichier sur l'écran lorsqu'elle n'est pas plein cadre; si elle est plein cadre on la réduit en cliquant sur le bouton du milieu, dans la partie droite de la barre de titre (barre bleue supérieure). Ensuite on amène le pointeur n'importe où dans cette barre bleue, on appuie sur le bouton gauche de la souris sans le relâcher et on déplace la souris: la fenêtre du fichier suit la marche du pointeur. En plus des fichiers, dès l'instant qu'elle possède une barre de titre bleue, on peut déplacer ainsi n'importe quelle petite fenêtre ou boîte de dialogue.

  • Redimensionner les fenêtres :
    on peut aussi régler la grandeur de la fenêtre d'un fichier: on amène doucement le pointeur sur la bordure du cadre jusqu'à ce que la flèche du pointeur se transforme en une petite flèche noire double; à ce moment, on appuie sur le bouton gauche sans relâcher. La bordure suit le mouvement du pointeur jusqu'à ce qu'on relâche le bouton de la souris, ce qui permet de réduire à son gré la taille de la fenêtre.
    Cette manipulation est utile pour consulter simultanément plusieurs fichiers: en calibrant les fenêtres de ces fichiers on peut les placer côte à côte sur l'écran.
    Il y a une possibilité de le faire automatiquement, la voici: s'il y a deux ou trois fichiers ouverts, un cliquer-droit dans la partie vide de la barre des tâches ouvre un menu contextuel; dans ce menu, cliquer (bouton gauche) sur "Mosaïque verticale". Les fichiers se partagent verticalement l'écran, ce qui permet de travailler sur l'un en consultant les autres. Un clic droit ouvre à nouveau le menu contextuel et un clic gauche sur "Annuler mosaïque" fait revenir à la position initiale.

  • Fermeture rapide d'une série de fichiers :
    pour fermer les dossiers et fichiers ouverts, au lieu d'aller sur la croix sur fond rouge en haut d'écran, il est plus rapide de cliquer-droit sur le nom de ce fichier dans la barre des tâches puis, dans le menu contextuel, de cliquer "Fermer". Si la barre des tâches est pleine, la fermeture de fichiers et dossiers en série est ainsi très rapide.

  • La barre d'état :
    si la fonction "barre d'état" est cochée dans le menu "Affichage", une barre grise apparaît au-dessus de la barre des tâches: c'est la "barre d'état" qui donne certaines informations concernant l'application en cours. La barre d'état affiche au fur et à mesure les adresses que l'ordinateur utilise dans son travail de chargement de la page demandée. Aussitôt cette page affichée, on voit inscrit, à gauche de la barre d'état: "Terminé" précédé d'une icône caractérisant le type du document présenté.
    Elle peut aussi indiquer le nombre d'"objets" présents dans un dossier, le nombre d'octets que ces objets contiennent; elle nomme le type de document (texte, internet, image etc.), donne la date de dernière modification, etc...
NOTA: si la barre des tâches est pleine, certains boutons peuvent regrouper plusieurs fichiers; en cliquant sur ce bouton, une fenêtre s'ouvre, présentant une liste de noms de fichiers: il suffit de cliquer sur le nom du fichier concerné.

UNE FONCTION UTILE: dans le menu déroulant Fichier ou dans le menu contextuel obtenu d'un clic droit n'importe où dans la page, existe la fonction "Propriétés": en l'activant, on ouvre une fenêtre donnant des renseignements qu'il peut être utile de connaître: en particulier le type du fichier où l'on se trouve, son adresse, sa taille en nombre d'octets, les dates de création et de la dernière modification.

Explorateur windows, poste de travail et panneau de configuration

  • Explorateur Windows (à ne pas confondre avec "Internet Explorer" qui permet la connexion à internet) est un programme qui met à l'écran la liste de tout ce que contient le "Bureau", c'est à dire, d'une part, tous les dossiers (le plus souvent, pour avoir la liste complète des dossiers, il faut ouvrir les registres accompagnés d'un signe plus (+)), puis le "Poste de travail", les "Favoris réseau" et la "Corbeille".
    Tout d'abord, c'est utile si tu ne sais plus où se trouve un dossier ou un fichier ou si tu veux avoir une vue d'ensemble du classement de tes dossiers.

  • Le Poste de travail :
    il te permet d'avoir accès, en cliquant sur leur nom dans la liste présentée, au disque dur, au lecteur de disquettes, aux lecteurs de CD et de DVD et aux lecteurs amovibles, par exemple une clé USB ou un appareil photos numérique qui vient d'être connecté.

  • Le Panneau de configuration :
    le Poste de travail (ou directement Explorateur Windows) te donne accès au "Panneau de configuration" qui sert, comme son nom l'indique, à configurer une foule de choses sur l'ordi: par exemple,
    • "Affichage" permet entre autres de choisir un fond d'écran pour la page d'accueil du Bureau (il y a un choix de photos mais tu peux ajouter des photos personnelles) et un écran de veille où un logo se contente de circuler sur un écran noir pour ne pas fatiguer inutilement le moniteur;
    • "Date et heure" permet de mettre l'horloge à l'heure;
    • "Barre des tâches et menu Démarrer" permet de choisir entre le menu démarrer classique ou la nouvelle version, de choisir des options pour la barre des tâches, d'afficher ou non l'horloge;
    • "Options d'alimentation" permet de choisir le délai d'extinction du moniteur et, éventuellement, de mise en veille de l'unité centrale; ( A noter: pour remettre en marche un ordinateur en veille profonde, dont l'écran et l'unité centrale sont éteints, il suffit d'appuyer sur la touche de mise en route: les applications en cours sont restées ouvertes et l'ordi revient à l'état initial)
    • "Option des dossiers" permet de choisir entre simple ou double clic;
    • "souris" permet de régler la vitesse du double-clic, etc...

  • Il est recommandé de mettre une icône sur le bureau pour chacune des fonctions principales:
    1. Explorateur windows: on le trouve dans le menu Démarrer, puis "Tous les programmes", puis "Accessoires"; dans la liste d' "Accessoires" il faut maintenant cliquer-droit sur "Explorateur windows"; cela ouvre une fenêtre où l'on clique sur "Envoyer vers" puis sur "Bureau (créer un raccourci)"; une icône est maintenant sur le Bureau.
      En revenant dans la liste d' "Accessoires", on peut aussi cliquer sur "Ajouter au menu démarrer": "Explorateur windows" sera, en dehors de l'icône, plus rapidement accessible par le menu démarrer.

    2. Poste de travail: on le trouve dans Explorateur windows; on le sélectionne et, dans Fichiers, on clique sur "Poste de travail" puis sur "créer un raccourci": l'ordi demande "Souhaitez-vous placer le raccourci sur le Bureau?", cliquer "OUI".
      Il y a une autre possibilité: dans le menu Démarrer, il devrait y avoir, dans la colonne de droite: "Poste de travail"; il suffit de cliquer-droit sur ce nom (sans l'ouvrir par un clic-gauche) puis de cliquer "Afficher sur le Bureau".

    3. Panneau de configuration: on le trouve dans "Poste de travail" (ou Explorateur windows); on le sélectionne et, dans Fichiers, on clique sur "Créer un raccourci": l'ordi demande "Souhaitez-vous placer le raccourci sur le Bureau?". Cliquer "OUI".
      Deuxième solution: dans Poste de travail, cliquer-droit sur Panneau de configuration, puis cliquer sur "Créer un raccourci"; l'ordi demande: "Souhaitez-vous placer le raccourci sur le Bureau?". Cliquer "OUI".

    4. Corbeille: l'icône sera placée sur le Bureau par le même processus que précédemment.
      En ouvrant le fichier "Corbeille", on a accès à la liste de tout ce qui a été supprimé depuis le dernier vidage ainsi qu'à "Gestion de la Corbeille" (colonne bleue, à gauche) qui permet soit de vider la corbeille soit de restaurer tout le contenu de cette corbeille ou un ou plusieurs éléments que l'on a sélectionné.
    On obtient ainsi quatre icônes sur le Bureau qui éviteront, à l'avenir, d'avoir à chercher dans les menus pour ouvrir ces fonctions très utiles.




Ecrire ton courrier

Sur le Bureau, tu vas ouvrir le registre "DOCUMENTS" en cliquant sur son icône (c'est le dossier principal contenant les autres dossiers). Ce registre contient les dossiers qui y ont été créés.
  • Créer un dossier nommé "COURRIER".
    Pour cela, cliquer sur "Fichier" dans la barre des menus: dans le menu qui se déroule, amène la flèche du pointeur sur "Nouveau": la ligne devient bleue et tu vois une petite flèche blanche sur fond bleu, à droite, qui indique qu'il y a une nouvelle liste de choix. En faisant glisser le pointeur vers la droite, bien horizontalement pour que la ligne reste bleue, tu fais apparaître la nouvelle liste; dans cette liste, tu cliques sur "Dossier": le dossier ainsi créé figure sous la forme d'un petit logo jaune à côté duquel tu vois s'inscrire dans un cadre bleu: "Nouveau dossier" avec le curseur qui clignote à droite. Tu tapes le nom du dossier sur le clavier: "Nouveau dossier" s'efface tout seul et le nouveau nom le remplace. Dans notre option, c'est COURRIER. Tu cliques n'importe où à côté du cadre où tu viens d'écrire et le dossier est enregistré et prêt à être utilisé. Pour l'ouvrir, tu double-cliques sur son nom et tu obtiens un écran blanc puisque ce dossier est encore vide; cependant, tu vois son nom (précédé d'un petit logo jaune indiquant que c'est un dossier) inscrit dans la barre de titre bleue, tout en haut de l'écran, preuve que tu es bien dans le dossier que tu viens de créer.

  • Créer un sous-dossier.
    Dans ce dossier "COURRIER" tu vas maintenant créer un sous-dossier qui contiendra les lettres de l'année 2006: je t'invite à suivre une autre procédure que précédemment: les ordinateurs proposent le plus souvent plusieurs voies pour arriver au même résultat et ce sera un bon exercice. Par la suite tu choisiras le processus qui te conviendra le mieux.
    Dans la grande colonne bleue figurant à gauche de l'écran, dans le menu "Gestion des fichiers", la première ligne est:" Créer un dossier"; tu cliques dessus et un nouveau dossier apparaît, intitulé "Nouveau dossier" (en bleu avec le curseur qui clignote à droite) et que tu vas nommer "2006" à l'aide du clavier. Dans ce dossier "2006", les fichiers de traitement de texte "works" contenant tes lettres seront stockés au fur et à mesure de leur écriture.

  • Nommer et enregistrer un fichier.
    Je te conseille de créer un modèle de lettre pour éviter de retaper une en-tête à chaque fois. Pour cela, tu vas cliquer sur "démarrer" pour ouvrir le "menu démarrer" puis sur "Tous les programmes": dans la liste qui s'affiche, tu vas mettre le pointeur sur "Microsoft works": la ligne devient bleue et la petite flèche blanche à droite de la ligne bleue t'indique qu'il y a une nouvelle liste; tu fais glisser le pointeur vers la droite et dans la liste qui s'ouvre, tu amènes le pointeur sur "Traitement de texte microsoft works" qui devient bleu: tu cliques dessus, ce qui ouvre une page blanche que tu vas nommer "MODELE". Dans ce but, tu cliques sur "Fichier" puis sur "Enregistrer sous": une "boîte de dialogue" s'ouvre qui, dans sa barre de titre bleue porte le nom "Enregistrer sous"; en bas de la boîte de dialogue, en face de "Nom du fichier", dans un cadre bleu, il y a écrit "Document sans titre" avec le curseur qui clignote: tu tapes le nouveau nom, ici "MODELE", (l'extension ".wps" doit se mettre automatiquement, sinon tu l'écris toi-même à la suite de "MODELE"). Ensuite, il faut mettre le nom du dossier d'accueil dans le cadre "Enregistrer dans" où est déjà inscrit le nom: "Mes documents" (ce que te propose en premier l'ordinateur, c'est le registre principal contenant tous les sous-registres contenant eux-mêmes des dossiers et des fichiers). Tu vas choisir une autre destination puisque tu veux mettre ton fichier-lettre dans le dossier "2006"; donc il faut remplacer "Mes documents" par "2006".
    En dessous du cadre "Enregistrer dans", figure la liste des sous-registres contenus dans "Mes documents": "DOCUMENTS", "Mes images", "Mes vidéos" etc... Maintenant, double-clique sur "DOCUMENTS": dans le cadre "Enregistrer dans", "DOCUMENTS" remplace "Mes documents" et, en dessous une nouvelle liste s'affiche, indiquant les dossiers qui figurent dans le registre "DOCUMENTS". Dans cette liste, tu double-cliques sur "COURRIER" puis, suivant le même processus, sur "2006". Lorsque "2006" figure dans le cadre "Enregistrer dans", tu cliques sur "Enregistrer", figurant dans un cadre, en bas de la boîte de dialogue; l'opération est terminée et la boîte de dialogue se ferme automatiquement.

    La page blanche que tu as maintenant sous les yeux se nomme "MODELE" ( tu peux le vérifier dans la barre de titre bleue, en haut d'écran) et elle est prête à recevoir ton texte.

  • Ecrire un texte.
    Tu vas maintenant inscrire l'en-tête, puis l'enregistrer en cliquant sur "Fichier" puis sur "Enregistrer" (pas "Enregistrer sous" !) et fermer la page. Maintenant tu peux ouvrir le dossier "COURRIER" puis le sous-dossier "2006" où tu trouveras le fichier "MODELE" que tu vas ouvrir pour écrire ta première lettre à laquelle tu vas donner un nom, par exemple LN1 ( la deuxième lettre pourra être LN2, etc.) en cliquant sur "Fichier" et "Enregistrer sous"; dans la boîte de dialogue, comme précédemment, tu tapes le nom "LN1" dans le cadre bleu "Nom du fichier" à la place de "MODELE.wps"; l'extension ".wps" s'ajoutera automatiquement. Comme tu travailles dans le dossier "2006", l'ordinateur a mis "2006" dans le cadre "Enregistrer dans"; il n'y a donc rien à changer et tu peux cliquer sur "Enregistrer". La boîte de dialogue se ferme automatiquement et tu as à l'écran un fichier works intitulé "LN1.wps" prêt à recevoir ta prose. D'autre part, le fichier "MODELE.wps" n'a pas été effacé: il figure dans le dossier "2006" (à côté de "LN1.wps") et est resté opérationnel.
    Lorsque tu as fini d'écrire, dans le menu "Fichier", tu cliques sur "Enregistrer": la lettre est terminée. Je te conseille d'ailleurs de l'enregistrer en plusieurs fois, au fur et à mesure de son écriture, pour ne pas tout perdre en cas de fausse manœuvre toujours possible.
    Note que si tu fermes un fichier sans avoir enregistré le dernier travail effectué, l'ordinateur demandera: "Voulez-vous enregistrer les modifications?". Dans ce cas tu cliques "OUI".

  • Imprimer.
    Pour imprimer ta lettre, dans le menu "Fichier" de la barre des menus, tu cliques sur "Aperçu avant impression"; cela te permettra d'en vérifier la mise en page. Cette vérification faite, dans "Fichier", tu cliques sur "Fermer l'aperçu avant impression" pour revenir à ton fichier-lettre. Si nécessaire, tu corriges la répartition du texte dans la page. Pour cela, tu places le curseur au dessus du paragraphe concerné; pour le faire descendre tu te sers de la touche "Entrée" du clavier (la grande touche à droite du clavier de lettres) et de la touche "Retour et effacement à gauche" (la grande touche au dessus de la touche "Entrée") pour le faire remonter. Tu peux déplacer le curseur à l'aide des touches "haut et bas et droite et gauche" se trouvant à droite du clavier. Le tabulateur (touche en haut et à gauche du clavier portant deux flèches opposées) est pratique pour amener directement le curseur à des endroits précis. Ensuite tu cliques sur "Enregistrer" dans le menu déroulant de "Fichier", pour enregistrer les modifications éventuelles de mise en page. Cela fait, toujours dans "Fichier", tu cliques sur "Imprimer": une boîte de dialogue s'ouvre, te demandant des instructions: en particuler le nombre de copies (tu fais défiler les chiffres dans le petit cadre à partir de 1 avec les petites flèches haut et bas, située à droite de ce cadre) et les pages à imprimer (tu mets: "Tout"). Tu cliques sur "Imprimer" et l'imprimante démarre.
    Ensuite, tu fermes ton fichier-lettre "LN1" et tu pourras vérifier qu'il se trouve dans le dossier "2006" à côté du fichier "MODELE" qui n'est pas détruit dans l'opération et qui servira pour les lettres suivantes, selon le même processus.

  • Classer des fichiers dans des dossiers.
    Si tu veux classer ces lettres dans des dossiers séparés (par exemple: ma fille, mes amis, le fisc, mes locataires, etc) tu pourras, avec la procédure décrite précédemment, créer autant de sous-dossiers que tu voudras dans le dossier "2006 (dans le menu déroulant de "Fichiers" de la barre des menus, par "Nouveau" puis "Dossier"). Pour y enregistrer un fichier traitement de texte (ici, une lettre), il te faudra simplement, dans la boîte de dialogue "Enregistrer sous", faire venir par clics successifs, le nom du sous-dossier choisi, dans le cadre "Enregistrer dans", à la place de "2006".
    De même, pour ton courrier de l'année prochaine, tu créeras un dossier "2007". Il te suffira de faire un copier-coller du modèle de lettre du dossier "2006" dans le dossier "2007" pour avoir ton papier à lettre tout de suite opérationnel. Pour cela, il suffit de sélectionner (sans l'ouvrir) le fichier "MODELE" par un simple clic (il devient bleu), puis dans "Edition" de la barre des menus, cliquer sur "Copier"; ensuite, tu ouvres (par un double-clic) le dossier "2007" et, dans "Edition", tu cliques "Coller". Le fichier se trouve maintenant dans "2007" alors que l'original est toujours dans "2006". Tant qu'un nouveau "Copier" n'est pas intervenu, tu peux coller le fichier copié autant de fois que tu veux, dans tous les dossiers que tu veux.

  • Copier un texte.
    Si tu veux copier un fragment de texte, il faut procéder autrement: tu ouvres le fichier et tu sélectionnes la partie à copier. Pour cela , tu mets le pointeur de la souris au début du texte (dans un texte, la flèche du pointeur prend la forme d'un I majuscule), tu appuies sur le bouton gauche et, sans relâcher, tu amènes le pointeur sur la fin de ce texte: tout ce qui est balayé par le pointeur devient bleu. Ou, si le texte est long, tu amènes le pointeur sur le début du texte et en cliquant sans relâcher tu sélectionnes en bleu les premières lettres; tu relâches et, avec la main gauche tu gardes la touche "majuscule" enfoncée et tu cliques sur la fin du texte à sélectionner: tout devient bleu entre les deux clics et il n'y a plus qu'à cliquer sur "Copier" (dans "Edition"), comme précédemment.

  • Déplacer un texte.
    S'il s'agit de déplacer un paragraphe dans la lettre, tu le sélectionnes de la même façon et au lieu de cliquer sur "Copier", tu cliques sur "Couper": le texte s'efface; tu positionnes ensuite le pointeur (qui, dans le traitement de texte, prend la forme d'un I majuscule) à l'endroit où tu veux remettre ce paragraphe, en le déplaçant avec la souris et, après avoir fait bien attention à le placer dans un blanc entre deux mots, tu cliques: le pointeur est remplacé par le "curseur" qui se met à clignoter, ce qui montre qu'il est opérationnel; puis, dans le menu "Edition", tu cliques sur "Coller". Comme par enchantement, le texte vient s'inscrire au nouvel emplacement!
    Dans le traitement de texte "Works", les fonctions "Couper", "Copier" et "Coller" peuvent être rapidement effectuées en se servant de la barre d'outils: il suffit de cliquer sur les icônes correspondantes (des info-bulles nomment la fonction en "pointant" l'icône), ce qui est un peu plus rapide que d'ouvrir le menu déroulant "Edition" pour y trouver "Couper" ou "Copier" puis "Coller".

  • Un raccourci "COURRIER".
    Il est commode d'avoir sur le bureau une icône "COURRIER" te permettant d'accéder directement à ton dossier courrier. Pour l'installer, tu vas ouvrir le dossier "DOCUMENTS": dans la liste contenue dans ce dossier, tu vas "cliquer droit" (bouton de droite de la souris) sur le dossier "COURRIER": dans la fenêtre qui s'ouvre (menu contextuel) tu sélectionnes "Envoyer vers" (qui devient bleu), tu glisses à droite dans la deuxième fenêtre qui s'ouvre et tu cliques (bouton gauche) sur "Bureau (créer un raccourci)". Une icône se place sur le bureau.
    Pour simplifier, tu peux renommer cette icône, intitulée "Raccourci vers courrier", en procédant, soit, comme déjà indiqué pour l'icône "DOCUMENTS", par un cliquer droit puis par "Renommer" via le menu contextuel, soit en cliquant une première fois sur le nom de l'icône (qui devient bleu) puis une deuxième fois (en espaçant les deux clics davantage que dans un double-clic): le curseur clignote et il suffit d'écrire le nouveau nom, en l'occurrence "COURRIER" et de cliquer n'importe où pour valider.
NOTA: ces deux méthodes pour renommer sont valables pour n'importe quel dossier ou fichier.

Imprimer

Tu pourras être amenée à imprimer des pages intéressantes figurant sur un site internet. Lorsque tu cliques sur l'icône "Imprimer" de la barre d'outils, une boîte de dialogue s'ouvre, intitulée "Imprimer": dans "Etendue de pages", tu cliques sur le bouton "Tout" si tu veux l'ensemble du texte, ou tu inscris le numéro d'une page ou d'une étendue de pages (par exemple "2-5" pour imprimer de la page 2 à la page 5). Ensuite tu cliques sur le bouton "Préférences": dans la boîte de dialogue "Options d'impression" qui apparaît, tu te trouves automatiquement dans l'onglet "Disposition": dans "Orientation", je te conseille de cocher "Paysage" car dans l'option "Portrait" qui est proposée (impression dans le sens de la plus grande hauteur de la page) il manque parfois la fin des lignes du texte. Dans "Ordre des pages", si tu coches "Première à dernière", c'est la dernière page qui est imprimée en premier.
En haut de la page imprimée est inscrit le numéro de la page et le nombre total de pages (par exemple: "Page 1 sur 10"). Dès l'impression de la première page, tu vois ainsi quel est le nombre total de pages qui va être imprimé.
Si tu décides alors d'arrêter l'impression, voici la procédure:
  • arrêter l'imprimante avec le bouton "marche-arrêt";
  • ouvrir le Panneau de configuration par le menu du bouton démarrer ou l'icône du bureau;
  • double-cliquer sur "Imprimantes et télécopieurs";
  • double-cliquer sur le nom de l'imprimante en service;
  • dans la boîte de dialogue qui s'ouvre, cliquer sur "Imprimante";
  • Dans le menu déroulant qui s'ouvre, cliquer "Annuler tous les documents".
Cette dernière opération vide la mémoire d'attente de l'imprimante; si ce n'est pas fait, au redémarrage de l'imprimante, l'impression interrompue se remet en route.

Une autre solution pour imprimer un fragment de texte situé au sein d'un long fichier et éviter d'imprimer malgré soi du texte inutile, c'est de sélectionner ce fragment de texte et de cliquer "Copier". Ensuite il suffit de créer un fichier au format RTF, de l'ouvrir et de cliquer "Coller"et "Enregistrer"; cela fait, l'impression se fait normalement par le menu déroulant "Fichier" et "Imprimer".
Si on veut ajouter un paragraphe oublié au sein du fichier RTF, une fois ce paragraphe copié, il faut placer le curseur à l'endroit où l'on veut ajouter cette copie, avant de cliquer "Coller".

Nota: dans certains logiciels comme "Internet Explorer 7" qui est, depuis fin 2006, la dernière version de ce navigateur, "Aperçu avant impression" montre, en haut et à droite de l'aperçu, le numéro de la page et le nombre de pages. Dans ce cas, on est immédiatement renseigné et la procédure ci-dessus indiquée, sauf remords de dernière minute ou lancement d'une impression par erreur, devient inutile.

Surfer sur internet

Il peut te paraître impressionnant d'être reliée au monde entier. En réalité c'est bien plus simple que ce que je viens de t'exposer pour te permettre d'écrire ton courrier.
Il faut tout d'abord t'abonner à un fournisseur d'accès à internet: Orange, Free, AOL, etc., il y a le choix! Tu demanderas à un professionnel de faire l'installation et tu n'oublieras pas de lui demander de placer une icône sur le Bureau te permettant de te connecter à la page d'accueil de ce fournisseur d'accès. Dans certains cas, il faut d'abord ouvrir le "navigateur" (le logiciel qui permet de se déplacer sur le réseau du WEB, souvent "Internet Explorer" qui est installé d'office dans Windows XP) pour se connecter ensuite au fournisseur d'accès.
  • Le fournisseur d'accès ORANGE.
    Dans le cas d'Orange-Wanadoo, si tu l'adoptes, il te suffira de double-cliquer sur son icône: une petite fenêtre blanche et rouge te permettra ensuite l'accès à internet en cliquant, en haut et à gauche, sur une mappemonde (nommée WEB), ou à ta messagerie électronique en cliquant sur l'enveloppe placée à côté. Lorsque tu fermes une page web que tu consultes sur internet, la fenêtre blanche et rouge du début revient sur l'écran: tu peux alors cliquer sur ta messagerie ou revenir sur internet ou cliquer sur "Quitter" (la petite croix blanche sur fond rouge, en haut, à droite). Rien de plus simple!
    Après avoir cliqué sur la mappemonde, l'écran affiche la page d'accueil d'Orange où apparaît ton nom d'abonné ainsi que des informations et des programmes d'actions, en particulier l'accès à internet.

  • Se connecter à un site internet.
    Si tu connais l'adresse du site que tu veux consulter, tu vas l'inscrire dans la barre d'adresse, à la place de l'adresse du site d'Orange qui y figure déjà: "http://www.orange.fr/". Pour cela, tu cliques n'importe où dans la barre d'adresse: l'adresse d'Orange devient bleue et le curseur clignote à droite. Tu tapes la nouvelle adresse au clavier, en commençant par "http://www." ou même directement par "www." (l'ordinateur mettra lui-même http://) et l'ancien nom s'efface automatiquement. Il est cependant possible de ne pas recopier l'adresse entière: tu cliques une deuxième fois dans la barre d'adresse, le bleu disparaît et le curseur clignote à droite; il te suffit alors d'effacer le nom du site (lettre par lettre, à l'aide de la touche d'effacement du clavier) jusqu'au premier w. (sans effacer le point) et d'inscrire le nouveau nom. Puis tu cliques sur OK ou Valider qui se trouve à côté de la barre d'adresse ou encore sur la touche "Entrée" du clavier (c'est le plus rapide puisque tu as déjà les doigts sur le clavier). La page d'accueil du site recherché s'ouvrira et te voilà sur le web, le réseau mondial, la "toile".

  • Les hyper-textes et les liens.
    Ce que tu as maintenant sous les yeux est un "hyper-texte", différent des textes imprimés qui se lisent de manière séquentielle; à partir de certains mots (généralement d'une autre couleur que le texte lui-même) ou de certaines images, tu as accès directement par un clic à d'autres pages, elles-mêmes souvent reliées en cascade à d'autres pages, constituant ainsi une arborescence. C'est ainsi que tu peux "surfer" sur internet. Ces images ou ces mots ou groupes de mots spéciaux sont appelés des "liens". Il y a un lien lorsque la flèche du pointeur, en passant sur un mot ou une image, se transforme en une petite main. A toi ensuite, en cliquant sur ces "liens", de te déplacer dans le site. Un lien va t'amener sur un autre endroit de la page consultée ou sur un nouveau document faisant partie du même site ou d'un autre site web. Si une page appelée par un lien ne te convient pas (ou lorsque tu l'as lue) un clic sur la flèche blanche dans un disque vert (notée "Précédente"), en haut et à gauche de l'écran, te ramène à la page d'origine. Si tu as cliqué sur plusieurs liens successivement, tu peux toujours remonter à la page d'origine par des clics successifs sur le disque vert.

  • Les moteurs de recherche.
    Deuxième éventualité, tu n'as pas l'adresse d'un site particulier mais tu veux des informations sur tel ou tel sujet. Dans ce cas tu vas te connecter à un moteur de recherche. Le plus connu est "Google"; il y a aussi "Yahoo!", "Voila" et de nombreux autres. Tu tapes l'adresse du moteur de recherche dans la barre d'adresse. Par exemple: "http://www.google.fr", puis tu cliques sur "OK" (à côté de la barre d'adresse) ou tu appuies sur la touche "Entrée" du clavier. Orange, sur sa page d'accueil propose une fenêtre de recherche par le site "Voila.fr", un moteur de recherche associé.

    Dès que tu es sur la page d'accueil d'un moteur de recherche, quel qu'il soit, tu tapes ta demande au moyen du clavier dans la fenêtre adéquate et tu cliques sur "Recherche". Il t'est aussitôt proposé une liste de sites pouvant répondre à ta question. Il te suffit de cliquer sur le nom du site que tu choisis (dès que la main apparaît) pour être connectée. Tu le vois, ce n'est pas sorcier.

  • Formulation de la demande.
    La seule difficulté est de trouver la meilleure formulation de la question. Le moteur de recherche ne prenant en compte que les mots-clés, il ne sert à rien de faire des phrases. En revanche, il peut être utile de mettre des guillemets pour circonscrire la question posée, le moteur considérant alors globalement les mots clés.
    Par exemple, si tu demandes: livres de Alain Minc, le moteur affichera les sites parlant de "livres" et citant Alain Minc, soit, lors d'un essai que je viens de faire, 73900 réponses! (dans certains cas il y a des centaines de milliers de réponses; rassure-toi, le moteur classant ces réponses par ordre de pertinence, on ne regarde que le début des listes). Si tu demandes "livres de Alain Minc", entre guillemets, le moteur ne répondra qu'à cela, soit 70 réponses (ce jour-là, car les listes sont évolutives).
NOTA: rappelle-toi que les séparations dans les adresses internet sont des slash ( / ) à la différence des adresses ordinateur qui emploient des anti-slash ( \ ).

La messagerie

Les messages électroniques sont appelés "e-mail" (en prononçant "imèle" pour avoir l'air de parler anglais) et maintenant plus volontiers "courriel" (contraction de courrier électronique).
Il arrive qu'une messagerie reçoive des courriels intempestisfs (à des fins publicitaires ou malhonnêtes), parfois massivement. Ces messages non sollicités sont appelés "spams" en anglais et "pourriels" en français (contraction de poubelle et courriel). Il est recommandé de les supprimer sans les ouvrir car ils peuvent contenir des virus et sont de toute façon sans intérêt. Pour te donner une idée de l'ennui qu'ils peuvent représenter, Forum 17 en reçoit plusieurs dizaines chaque jour, toujours en langue anglaise et provenant vraisemblablement pour la plupart des USA.
Le mot "spam" a pour origine un sketch des Monthy Python qui se moquaient d'une publicité pour une marque de pâté nommée SPAM, utilisée par l'intendance de l'armée américaine et rappelant sans doute les boîtes de "singe" que stigmatisaient les "poilus" de la guerre de 14. La mauvaise réputation de cet aliment est devenue synonyme de pourriture d'où l'extension aux courriels non désirés.
Il existe des logiciels anti-spams mais, après un essai, j'ai abandonné, car même les bons messages étaient bloqués!

Lire les courriels

Pour ouvrir la messagerie, une fois connectée à ton fournisseur d'accès à internet, tu suis la procédure indiquée. Dans le cas d'Orange, tu cliques sur l'enveloppe présente dans la fenêtre d'accès blanche et rouge, ce qui ouvre le logiciel de messagerie: j'ai choisi Outlook Express et je vais t'en expliquer le fonctionnement.
  • Ouverture de la messagerie.
    Outlook Express s'ouvre sur le "volet de visualisation" de la Boîte de réception où s'affiche la liste des messages reçus ainsi que les anciens messages qui n'ont pas été effacés ou pas transférés dans un dossier.
    Pour les lire, tu cliques sur leur nom dans la liste. L'image d'une petite enveloppe fermée figurant à gauche du nom du message devient une enveloppe ouverte et le texte du message s'affiche dans la partie inférieure du "volet de visualisation".
    Pour effacer un message, il faut sélectionner son nom puis, dans "Edition" de la barre des menus, cliquer sur "Supprimer" ou encore appuyer sur la touche "Suppr" du clavier. On peut en sélectionner plusieurs, avec la même technique que dans une liste de programmes ou les sélectionner tous, en cliquant sur "Sélectionner tout" dans le menu déroulant "Edition".

  • Classement des messages.
    Pour les transférer dans un dossier (afin de les classer), tu cliques-droit sur leur nom: un menu s'ouvre où tu sélectionnes "Déplacer vers un dossier"; une boîte de dialogue apparaît, intitulée "Déplacer". Dans le cadre figure la liste des "Dossiers locaux" présents dans la "Boîte de réception" et où sont classés les messages. Tu sélectionnes le dossier où tu veux transférer le message déjà sélectionné par le clic-droit et tu cliques "Déplacer": le message quitte la fenêtre de Outlook et est stocké dans le dossier prévu. S'il n'y a pas de dossier correspondant au message à déplacer tu vas en créer un nouveau en cliquant sur "Nouveau dossier": une petite fenêtre s'ouvre et tu inscris le nom du dossier dans le cadre prévu, puis tu cliques sur "OK". Le dossier s'ajoute à la liste des "Dossiers locaux" de la boîte de réception. Tu sélectionnes ce nouveau dossier et tu cliques sur "OK".
    Tes messages ainsi classés seront beaucoup plus faciles à retrouver.
    La liste des dossiers locaux est affichée dans une colonne à gauche de l'écran. Si tu veux lire tes messages plein écran, tu peux fermer cette colonne en cliquant sur la croix noire à droite de "Dossiers". Pour rouvrir la colonne, il faut cliquer sur "Boîte de réception" figurant, a gauche, dans la bande grise au dessus des messages: la colonne s'ouvre en grand format (je ne comprends pas à quoi il sert!) mais en cliquant sur le logo en forme de bobine se trouvant au dessus de la barre de défilement, on revient au format minimum que je te conseille d'adopter et de garder en permanence.

  • Les pièces jointes.
    Certains messages sont accompagnés de pièces jointes, c'est-à-dire de fichiers séparés du message que tu reçois. Dans la liste des messages, ils sont marqués par un petit logo noir et blanc, figurant à gauche de la petite enveloppe précédant le nom de l'émetteur.
    Quand le message est ouvert, pour avoir accès aux pièces jointes, il faut cliquer sur l'image représentant un trombone figurant à droite du volet de visualisation de Outlook. Une petite fenêtre s'ouvre, contenant deux compartiments: le compartiment du haut contient le ou les noms du ou des documents joints que l'on peut "ouvrir" en cliquant dessus; le compartiment du bas contient uniquement: "Enregistrer les pièces jointes".
    En premier, il est recommandé d'ouvrir la pièce jointe pour l'évaluer.
    Ensuite, si nécessaire, il faut cliquer sur "Enregister" pour la mettre dans un dossier de l'ordinateur: une boîte de dialogue permet, selon le même processus que précédemment, de la copier dans un dossier existant: en cliquant "Parcourir", on affiche la liste des dossiers existants dans l'ordi; on sélectionne le dossier d'arrivée en cliquant dessus (il devient bleu), puis on clique sur "OK". Ne pas oublier de cliquer sur les signes (+) accompagnant les dossiers contenant des sous-dossiers, pour accéder à leur liste complète. La boîte de dialogue intitulée "Enregistrer les pièces jointes" comporte maintenant (en bas) l'adresse du dossier d'arrivée choisi et la liste des fichiers envoyés en pièces jointes. Après avoir sélectionné le ou les fichiers choisis, cliquer "Enregistrer".
    Les photos sont des fichiers: pour les enregistrer, si leur liste est très longue, il faut aller tout en bas de cette liste pour trouver la commande: "Enregistrer les pièces jointes". Le processus est ensuite exactement le même. Pour sélectionner les photos, on a intérêt à cliquer "Sélectionner tout" dans la boîte de dialogue. Si on ne veut pas tout prendre, il faut les sélectionner et les enregistrer individuellement.

Copier un courriel

Pour copier le texte d'un courriel (ou une partie de ce texte) dans un fichier de l'ordinateur, par exemple pour l'ajouter à une pièce jointe accompagnant ce courriel et déjà enregistrée (voir ci-dessus), il suffit de sélectionner le texte dans le courriel et, dans le menu déroulant "Edition" de cliquer "Copier". Ensuite, tu ouvres le dossier dans lequel tu viens de loger la pièce jointe; tu as alors deux options:
  • soit ouvrir le fichier de cette pièce jointe et y ajouter le texte par "Edition" puis "Coller";
  • soit créer un nouveau fichier à côté de la pièce jointe (par "Fichier" puis "Nouveau" puis "Document texte" pour un texte simple ou "Document au format RTF", pour un texte plus élaboré), puis ouvrir ce nouveau fichier et cliquer "Edition" puis "Coller".
Si c'est un courriel non accompagné de pièce jointe, il te suffira évidemment de créer un fichier dans un dossier: par exemple un dossier dédié aux copies de messages; puis, dans ce fichier de cliquer, de la même façon, "Edition" puis "Coller".

Envoyer un courriel

L'écriture d'un courriel répond à plusieurs cas de figures.
  • Répondre à un courriel.
    La solution la plus simple est de cliquer sur l'icône "Répondre" de la barre d'outils de Outlook: l'adresse du destinataire est mise automatiquement et l'objet est le même que celui du message reçu, précédé de "Re" pour "réponse". Tu n'as qu'à taper ton message au clavier et il s'inscrira là ou le curseur clignote. Ta réponse sera ou non accompagnée du texte du message reçu, selon la configuration de Outlook choisie. Pour modifier cette configuration, il faut ouvrir, dans la barre des menus, le menu déroulant "Outils", puis cliquer sur "Options": dans la fenêtre qui s'ouvre, cliquer sur l'onglet "Envois" et dans la liste présentée, cocher ou décocher "Inclure le message d'origine dans la réponse".

  • Ecrire un courriel.
    Si tu veux envoyer un courriel sans passer par une réponse, tu cliques sur "Créer un..." dans la barre d'outils de Outlook, ce qui ouvre une fenêtre intitulée "Nouveau message": sous la barre d'outils, la première ligne "De:" comporte déjà ton adresse électronique; dans la deuxième ligne "A:" tu mets l'adresse de ton correspondant; la troisième ligne "Cc:" sert éventuellement à inscrire les adresses de correspondants multiples qui recevront aussi le message et il n'y a pas d'inconvénient à la laisser vide; dans la quatrième ligne "Objet":" tu inscris en un ou quelques mots l'évocation du sujet de ton message. Ensuite tu cliques dans le cadre blanc en dessous: le curseur s'installe et clignote et tu peux taper ta prose.

  • Le carnet d'adresses.
    Si l'adresse de ton correspondant figure dans le carnet d'adresses, tu cliques sur "Adresses" dans la barre d'outils: le carnet d'adresses s'ouvre; tu sélectionnes l'adresse de ton correspondant et, dans la barre d'outils, tu cliques sur "Action", puis, dans le menu qui apparaît, tu cliques sur "Envoyer un message": la fenêtre "Nouveau message" s'affiche où figure l'adresse de ton correspondant. Il ne te reste plus qu'à écrire l'objet et le texte de ton courriel. Ensuite tu cliques sur "Envoyer".

  • Les pièces jointes.
    Si tu veux ajouter une pièce jointe à un message, tu cliques dans la barre d'outil, à droite, sur "Joindre": une boîte de dialogue intitulée "Insérer une pièce jointe" s'ouvre: dans le cadre "Regarder dans", tu cliques sur la petite flèche sur fond bleu, à droite du cadre: une fenêtre contenant tous les documents de l'ordinateur s'ouvre; en cliquant sur "Mes documents", la liste de tous les dossiers de l'ordinateur s'affiche. Il faut maintenant double-cliquer sur le dossier contenant le fichier que tu veux envoyer en pièce jointe et la liste des fichiers contenus dans ce dossier s'affiche; tu sélectionnes le fichier choisi et son nom vient dans le cadre "Nom du fichier"; puis tu cliques sur "Joindre". Maintenant le message contient une ligne supplémentaire, intitulée "Joindre", dans laquelle figure l'adresse du fichier que tu viens de choisir. Si tu cliques à nouveau sur "Joindre" dans la barre d'outils, tu reviens à la boîte de dialogue et tu peux, en recommençant l'opération précédente, joindre un autre fichier qui s'ajoutera à ton message. Quand toutes les pièces à joindre sont choisies, tu fermes la boîte de dialogue pour revenir à ton message: dans la barre d'outils d'Outlook, à gauche, tu cliques sur "Envoyer". Le message part et la fenêtre s'efface.

  • Messages envoyés.
    Si la fonction "copier les messages envoyés" est configurée, en cliquant sur "Eléments envoyés" dans la barre des dossiers (colonne de gauche) on fait apparaître le contenu des messages envoyés.
    Pour configurer cette option et garder les messages envoyés en mémoire, il suffit de cocher "Copier les messages envoyés dans Eléments envoyés" dans la liste de l'onglet "Envois" que l'on trouve par le menu déroulant "Outils" puis le choix "Options".

Les favoris

Les favoris consistent en une liste où figurent notamment les sites internet où l'on se connecte fréquemment ou ceux que l'on veut garder en mémoire pour les consulter éventuellement plus tard. Il est possible, bien entendu, de mettre en favoris n'importe quel dossier de l'ordinateur. Pour cela, il faut ouvrir le dossier en question et, dans la barre des menus, cliquer sur Favoris, puis sur "Ajouter aux favoris". Dans la boîte de dialogue qui s'ouvre, le nom du dossier est déjà inscrit. Il suffit de cliquer sur "OK". Le dossier s'ajoute à la liste.
Quand tu travailleras sur ton ordinateur, si "Favoris" apparaît dans la barre des menus, il te suffira de cliquer dessus pour ouvrir la liste des favoris et, en cliquant sur le nom de ce dossier, tu vas l'ouvrir directement sans passer par le Bureau.

Pour ne pas compliquer, je te conseille de consacrer les favoris uniquement à internet. Pour ma part, je ne mélange pas les dossiers internet et les dossiers ordinateur et je me contente des icônes du Bureau pour avoir accès à ces derniers. Mais chacun s'organise à son gré.
  • La liste de favoris internet.
    Quand tu es connectée à un site internet, en cliquant sur l'étoile jaune accompagnée de "Favoris" située dans la barre d'outils, tu ouvres une colonne à gauche de l'écran qui contient la liste des favoris. Pour effacer cette liste et revenir plein écran, tu cliques sur la croix noire, en haut et à droite de la colonne ou, à nouveau, sur l'étoile jaune de la barre d'outils.

    A l'avenir, il suffira de cliquer dans la liste des favoris sur le nom du dossier adéquat pour l'ouvrir: la liste des sites internet contenus dans ce dossier apparaîtra; en cliquant sur le nom du site que l'on veut consulter, la connection internet s'établira sans qu'il soit besoin d'afficher son adresse.

  • Ajouter un site internet à la liste des favoris.
    En cliquant sur "Favoris", dans la barre des menus, puis sur "Ajouter aux favoris", on ouvre la boîte de dialogue "Ajout de Favoris". Dans "Nom", il y a le nom du site internet où l'on se trouve et que l'on veut ajouter aux favoris; en dessous il y a la liste des dossiers où sont classés les favoris (si cette liste n'apparaît pas, cliquer sur "Créer dans"). Il suffit de sélectionner dans cette liste le nom du dossier d'accueil puis de cliquer "OK". S'il n'y a pas de dossier adéquat, il faut cliquer sur "Nouveau dossier": dans la boîte de dialogue "Création d'un nouveau dossier" qui s'ouvre on inscrit le nom du dossier que l'on veut créer puis on clique sur "OK". Le dossier s'ajoute à la liste, on le sélectionne et on clique "OK".
    Si le nom qui est donné automatiquement au site internet que tu viens d'ajouter aux favoris ne te convient pas, tu peux le renommer en cliquant-droit sur ce nom puis en cliquant sur "Renommer", comme on l'a vu précédemment.
Depuis début décembre 2006, la nouvelle version n°7 de Internet Explorer modifie ce qui est exposé ci-dessus: l'étoile jaune accompagnée de Favoris est remplacée, tout à fait à gauche de la barre d'outils, par une étoile jaune plus petite accompagnée d'une étoile jaune à demi masquée par une croix verte. Les clics sur l'étoile jaune ouvrent et ferment la liste des favoris. Les clics sur la croix verte ouvrent un menu déroulant: en cliquant sur "Ajouter aux Favoris", on ouvre une boîte de dialogue intitulée "Ajouter un favori": "Nom" affiche le nom du site où l'on se trouve; "Créer dans" permet d'afficher le nom du dossier d'accueil du favori: pour le changer, il faut ouvrir la liste en cliquant sur la petite flèche bleue à droite du cadre de "Créer dans" et sélectionner d'un clic le dossier voulu. Si nécessaire, en cliquant sur le bouton "Nouveau dossier" on crée un dossier adéquat et, de la même façon, on le sélectionne d'un clic. Enfin, on clique sur le bouton "Ajouter": le site est listé dans les favoris.

Un clic-droit sur l'étoile jaune à croix verte ouvre un menu contextuel permettant de cocher (ou décocher), pour faire apparaître ou disparaître:
  • "Barre des menus";
  • "Liaisons" (un bouton "Liens" dans la barre d'outils);
  • "Barre d'état"; "Google" (bouton d'accès direct);
  • "Vérouiller les barres d'outils";
  • "Utiliser de grandes icônes" (taille des icônes de la barre d'outils;
  • "Personnaliser les commandes".

La clé USB

Elle a la taille d'un pouce humain: sous ce petit volume se cache une mémoire d'éléphant. Il en existe de capacités différentes dont certaines sont énormes. Tu pourras te contenter d'une capacité petite ou moyenne, les grandes capacités étant plus onéreuses alors que tu n'en auras pas l'usage. Tu pourras y enregistrer de nombreux fichiers et dossiers provenant de ton ordinateur, la mettre dans ta poche ou ton sac à main puis la connecter à la prise USB de n'importe quel autre ordinateur pour la lire et, si tu le veux, enregistrer sur cet ordinateur tout ou partie des documents qu'elle contient; à l'inverse, tu pourras copier sur ta clé des éléments provenant d'un autre ordinateur puis les transférer sur le tien.
  • Ouvrir la clé.
    Dès l'enfichage de la clé dans la prise USB de ton ordinateur (rassure-toi, tu trouveras facilement ce connecteur sur l'unité centrale de ton ordi ou sur le bâti de ton ordinateur portable, il a la même forme que la fiche de la clé et celle-ci ne peut de toute façon pas être enfoncée ailleurs), un bouton se place dans la barre des tâches, intitulé "Disque amovible" et une boîte de dialogue intitulée "Disque amovible" apparaît: tu sélectionnes "Ouvrir le dossier pour afficher les fichiers", tu cliques sur OK et le contenu de la clé s'affiche sur l'écran. En même temps, un bouton s'installe dans la barre des tâches, ne comportant pas de nom mais une seule lettre (variable selon les ordinateurs) suivie de deux points et d'un anti-slash: par exemple "F:\" ou "L:\"; comme pour les fichiers, tu peux occulter provisoirement la fenêtre de la clé en cliquant sur le (-) de la barre de titre et la remettre à l'écran en cliquant sur son bouton dans la barre des tâches.
    Si tu fermes par erreur la fenêtre de la clé, le bouton de la barre des tâches disparaît; pour le retrouver, il te faudra cliquer sur "démarrer": la fenêtre du "menu démarrer" s'ouvrira par dessus ce qui est déjà à l'écran, sans aucun inconvénient. Ensuite, dans la liste des programmes, tu cliqueras sur "Poste de travail" puis, dans la liste qui s'affiche, tu double-cliqueras sur "Disque amovible" qui est suivi d'une lettre entre parenthèses (en vérifiant que la lettre est bien celle de ta clé): le bouton de la clé revient dans la barre des tâches, la fenêtre de la clé s'affiche à l'écran et le "menu démarrer" se ferme automatiquement.

  • Lire et copier les dossiers et fichiers de la clé.
    Dès qu'un dossier ou un fichier est sélectionné dans la fenêtre de la clé (tu pourras vérifier que tu es bien dans la clé en vérifiant que sa lettre apparaît dans la barre de titre bleue en haut de l'écran), la colonne bleue à gauche, intitulée "Gestion des fichiers", affiche une liste d'opérations possibles, en particulier "Copier ce dossier" ou "Copier ce fichier" et "Supprimer ce dossier" ou "Supprimer ce fichier" (qui permet de vider la clé pour la préparer à de nouveaux travaux).
    La fonction "Copier" du menu "Gestion des fichiers" permet de transférer dans l'ordinateur une copie du ou des dossiers et fichiers sélectionnés dans la clé: une boîte de dialogue titrée "Copier les éléments" affiche la liste des dossiers de l'ordi et permet, en cas de besoin, de créer un nouveau dossier. Lorsque le dossier d'arrivée est choisi et sélectionné, il suffit de cliquer sur "Copier": la clé conserve le ou les documents copiés et l'ordinateur en possède maintenant la copie.
    En revanche, si on utilise la fonction "Déplacer" au lieu de "Copier", les dossiers ou fichiers sont transférés et disparaîssent de la mémoire de la clé.

  • Transférer des dossiers et fichiers dans la clé.
    En sens inverse, pour copier (ou déplacer) des dossiers ou fichiers vers la clé, il faut les sélectionner dans un dossier de l'ordinateur puis, dans la colonne bleue "Gestion des fichiers" de l'ordi, cliquer sur "Copier" (ou "Déplacer"): la boîte de dialogue "Copier les éléments" s'ouvre et, dans la liste des dossiers, il suffira de sélectionner "Disque amovible" et de cliquer "Copier", en bas de la boîte de dialogue. Dans ce cas, la copie va de l'ordi vers la clé.

  • Retirer la clé.
    Pour cela, il faut cliquer dans la "zone de notification" de la barre des tâches, en bas de l'écran, à droite, sur le logo montrant une petite flèche verte surmontant un rectangle gris et intitulé (dans une info-bulle): "Retirer le périphérique en toute sécurité"; une petite fenêtre s'ouvre: dans la liste présentée, sélectionner "Retirer le périphérique de stockage de masse USB en toute sécurité" et cliquer dessus: un cadre affiche l'acceptation et il suffit alors de retirer la clé. En cas de refus, il faut fermer les applications en cours (dossiers et fichiers) dont certaines interfèrent avec la clé. Puis on recommence la demande.

Graver un disque

Il est indispensable de sauvegarder les données à intervalle régulier, au cas où un accident les effacerait de l'ordinateur. Cette sauvegarde consiste à graver sur un CD ROM ou un DVD tous les documents que tu veux préserver.

Voici la procédure en utilisant le logiciel incorporé à Windows XP (dans ce cas tu n'utilises pas un logiciel spécifique tel que NERO):

Pour commencer, introduit un CD-ROM de préférence réinscriptible (pour qu'il puisse servir à nouveau lorsque la sauvegarde est périmée) ou un DVD dans le lecteur de CD de l'ordinateur. S'il contient des documents anciens, tu peux les effacer en les sélectionnant dans la fenêtre du CD puis en cliquant sur "Effacer ces fichiers sur le CD-ROM" dans la colonne bleue à gauche.
Ensuite, ouvrir le dossier DOCUMENTS et sélectionner les éléments à sauvegarder. Dans la colonne bleue "Gestion des fichiers", cliquer "Copier les éléments sélectionnés"; dans la boîte de dialogue qui s'ouvre, titrée "Copier les éléments", sélectionner le lecteur de CD (ou de DVD) puis cliquer sur "Copier". Maintenant, tu vas ouvrir le lecteur en cliquant sur son bouton; s'il est fermé, ouvre le menu "démarrer" et clique sur "Poste de travail": dans la liste (ou les icônes), clique sur le lecteur de CD-ROM. La fenêtre du lecteur s'ouvre et les éléments que tu as copiés dans l'ordinateur sont affichés; dans la colonne bleue "Gravure de CD", tu cliques sur "Graver ces fichiers sur le CD-ROM". L'assistant "Graver un CD" te demande de taper un nom pour le CD, puis tu cliques sur "Suivant" et, quand la gravure est terminée, sur "Terminer". Tu peux éjecter le CD, l'opération est finie.

Défragmenter

Lorsqu'un ordi travaille beaucoup et contient de nombreux dossiers, fichiers et programmes, les données sont souvent dispersées sur le disque dur: la défragmentation du disque consiste à regrouper toutes ces données pour qu'elles deviennent le plus possible contigues, pour une meilleure gestion du disque dur. Cette opération est automatique et tu n'auras peut-être pas besoin de la mettre en œuvre, surtout si tu utilises peu ton ordinateur. Voici cependant la procédure:

  • tout d'abord, cliquer sur "démarrer", puis, dans le "menu démarrer", cliquer sur "Tous les programmes";
  • dans la liste qui s'ouvre, sélectionner "Accessoires" puis "Outils système".
  • Dans la liste de "Outils système", cliquer sur "Défragmenteur de disque": la boîte de dialogue intitulée "Défragmenteur de disque" s'ouvre.
  • Cliquer sur "Analyser": une indication s'affiche, disant s'il est ou non nécessaire de défragmenter.
  • Si c'est nécessaire, cliquer sur "Défragmenter" et attendre que l'opération se termine.
Sinon, il suffit de fermer l'application. Il est à noter que l'ordi accepte de défragmenter, même s'il l'a jugé inutile.

Par commodité, on peut mettre une icône sur le bureau et/ou dans le "menu démarrer". Pour cela, cliquer-droit sur "Défragmenteur de disque" (sans l'ouvrir) puis cliquer sur "Ajouter au menu démarrer" puis, après avoir cliqué sur "Envoyer vers", cliquer sur "Bureau (créer un raccourci)". On aura ainsi une icône dans la liste des programmes du "menu démarrer" et une autre sur le bureau.

NOTA: un dernier conseil: lorsque quelqu'un viendra te faire une démonstration, prend par écrit toute la procédure, car le moindre clic oublié conduit à l'échec.
Pour ma part, je note tout en abrégé: (cl) pour "cliquer"; (2cl) pour "double-cliquer"; (cldr) pour "cliquer droit"; (S) pour "sélectionner"; (Gd)pour glisser-déposer et (G) pour "faire glisser le pointeur"; je note également la totalité du cheminement dans les menus.

Arrêter l'ordinateur

Si tu as fait des exercices sur ton ordi pendant quelques heures (tu verras le temps passe très vite!) tu dois commencer à être lasse. Il faut maintenant arrêter la machine. Surtout ne te contente pas de couper le courant, Monsieur Windows n'apprécierait pas! Tu dois tout d'abord "fermer les applications", c'est-à-dire tous les dossiers et fichiers ouverts. Cela revient à vider la barre des tâches en fermant tous les boutons qui y figurent et tu peux utiliser le moyen que je t'ai indiqué plus haut, via le clic-droit et le menu contextuel; tu connais maintenant les autres possibilités. Ensuite, tu devras aller dans le menu "démarrer", pour cliquer sur "Arrêter l'ordinateur" puis tu confirmeras en cliquant "Arrêter". C'est alors que tu auras mérité un repos bien gagné!

Conclusion

Je me suis efforcé, ma chère Michelle, de t'exposer le plus succinctement possible une manière élémentaire d'utiliser un ordinateur, tout en n'omettant aucune des manipulations nécessaires, avec le risque d'allonger démesurément le texte. J'ai employé les termes techniques que je connais, non pour t'éblouir, mais parce que je sais par expérience que, si on les ignore, on ne comprend rien aux conseils que l'on peut glaner ici ou là.
Si tu décides de te lancer dans le grand bain informatique, ne te décourage pas devant la complexité apparente de l'exposé ci-dessus. La longueur du texte est due, en partie, au fait que j'ai de nombreuses fois répété des procédures déjà décrites, pour que chaque paragraphe forme un tout et que tu ne sois pas obligée de te reporter sans cesse à ce qui a été expliqué précédemment. Je n'ai pas oublié qu'au début il est très difficile de tout assimiler car on est noyé sous un déluge de notions nouvelles. Très vite, avec la pratique, ces choses apparemment compliquées te paraîtront simples, d'autant plus que la logique en est à peu près toujours la même et que nombre de procédures sont intuitives. Mais, pour commencer à être à l'aise, il faut un minimum de pratique. Crois-moi, c'est plus facile qu'il peut sembler au premier abord.
D'autant plus, qu'à notre âge, un peu de "remue-méninges" ne peut nous faire de mal; c'est au contraire une façon de conjurer le spectre d'un certain monsieur Alzheimer!

Bien amicalement.

Alain Rouyé


DU BUG AU BOGUE
(à la sauce Murphy)

En informatique, le terme "bogue", qui caractérise une malfaçon dans un logiciel, vient de l'anglais "bug" qui signifie insecte, mais était également employé dans un autre sens dans le jargon des ingénieurs américains pour désigner des défauts dans un système mécanique.
La petite histoire relate que, en 1945, aux temps héroïques de l'informatique, un papillon de nuit est resté coincé dans un contact d'un ordinateur électro-mécanique américain, ce qui induisit un déréglement de la machine. Le responsable de la panne a été découvert et le terme "bug", grâce à ce concours de circonstances, s'est trouvé conforté dans son sens de dysfonctionnement. Depuis cet événement, le mot a fait florès dans le domaine informatique.
Les bogues conduisent parfois à des catastrophes informatiques: on dit, paraît-il, dans les milieux autorisés: "l'erreur est humaine mais un vrai désastre nécessite un ordinateur!" Au début de l'ère informatique, les difficultés de mise au point des ordinateurs ont conduit à l'énoncé de la loi de Murphy, qui peut se décliner de deux façons un peu différentes:
  1. si cela peut se produire, cela arrivera (ndrl: sous-entendu, le plus souvent un mauvaix choix);
  2. s'il y a plusieurs voies pour faire quelque chose et si l'une d'elles conduit à un désastre, alors il y aura toujours quelqu'un pour emprunter cette voie funeste.
Cela me rappelle que mon expérience professionnelle m'avait conduit, à l'époque et sans connaître Murphy, à concevoir, pour ma gouverne personnelle, une loi du même ordre que j'appelais loi de Stanley (mon second prénom) et dont je me gardais bien de parler à quiconque. Cette loi disait, se rapportant à ce qui arrivait fréquemment dans ma petite entreprise: "toute connerie faisable sera faite!" Heureusement, cela ne se produisait pas systématiquement mais j'avais tendance à ne retenir que les cas qui donnaient raison à ma loi, avec l'impression, certainement exagérée, qu'elle était souvent validée par les faits.
En réalité, il est probable que la loi de Murphy est d'autant plus confirmée qu'elle s'applique à de grandes organisations où le nombre d'intervenants est très élevé. Dans ce cas, elle s'apparente logiquement à une loi statistique.



UN DOCUMENT ETONNANT : LA PHOTO DU PREMIER BOGUE (Source: Wikipedia)
Le papillon de nuit collé dans l'agenda reproduit ci-dessus est l'insecte (bug en anglais) qui aurait produit le premier bogue informatique en bloquant un relais dans un des premiers ordinateurs électromécaniques américains. L'opérateur a noté, à 15 heures 45: un papillon de nuit dans le relais 70 ( "Relay#70" puis "(moth) in relay"); en dessous, il indique que c'est le premier cas de bug qui a été trouvé. ("First actual case of bug being found")

Source: site web de l'encyclopédie libre et gratuite Wikipedia (article et photo libres de droits, faisant partie du domaine public.)


Le pessimisme de la loi de Murphy peut, par association d'idées, nous amener à constater que, dans la vie courante, on trouve de nombreux exemples de choses qui tournent mal. D'aucuns parlent même de "loi de l'emmerdement maximum" ! Prenez l'exemple de la tartine beurrée qui vous échappe: la plupart du temps elle tombe sur le mauvais côté! Les objets inanimés chers à Lamartine obéiraient-ils à la loi de Murphy?
Les avis sont partagés:
  • l'humoriste dit: "c'est vous qui êtes responsable d'avoir beurré le mauvais côté";
  • le rationnaliste pense que c'est le poids du beurre étalé sur un seul côté de la tartine qui la fait basculer sur cette face;
  • le physicien remarque que les objets en chute libre tombant en spiralant, la hauteur où se trouve la main qui lâche la tartine est juste suffisante pour que cette dernière fasse un demi-tour; (CQFD)
  • un fûté m'a fait remarquer qu'il s'agit plus probablement de l'effet collant du beurre: soit la tartine tombe sur le côté beurré et se trouve scotchée au sol; soit elle tombe sur le bon côté, mais sans effet collant, elle rebondit et se retourne sur la face beurrée!
Qui croire?

Alain Rouyé




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